Lors d'une rencontre le 13 juin avec le député du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) Stephan Brandner, M. Maassen a transmis des éléments chiffrés concernant des suspects islamistes et sur le budget des services de renseignements, affirme la chaîne publique ARD citant l'élu en question. "Nous avons discuté de divers chiffres, qui figuraient" dans le rapport 2017 de l'agence, avant sa publication, a dit M. Brandner. Ces données, selon ARD, étaient alors encore classées confidentielles. L'intéressé a démenti avoir agi dans l'illégalité par voie de communiqué : "Je rejette fermement ces accusations (...) l'article (d'ARD) laisse entendre que des informations ou des documents ont été transmis sans fondement juridique, ce qui n'est évidemment pas le cas". M. Maassen est accusé depuis des semaines par une partie de la classe politique et des médias allemands de faire le jeu de l'extrême droite. Dans un livre paru début août, l'ancienne militante de l'AfD, Franziska Schreiber affirme qu'il a à plusieurs reprises rencontré des dirigeants du parti, leur prodiguant des conseils pour éviter d'être placé sous la surveillance de son service. Le chef du parti, Alexander Gauland, a confirmé mardi des discussions "sur des questions de sécurité". Depuis début septembre, le président de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) est dans la tourmente après qu'il a dénoncé des propos de la chancelière Angela Merkel en lien avec les récentes manifestations racistes de Chemnitz. Le 7 septembre, il avait démenti dans la presse l'existence de "chasses collectives" évoquées par Mme Merkel et assuré qu'une vidéo de manifestation raciste était fausse. Or cette dernière s'est avérée réelle. Mercredi soir, il a dû s'expliquer à huis clos devant deux commissions parlementaires. Son supérieur hiérarchique, le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer, lui-même en conflit depuis des mois avec la chancelière sur sa politique migratoire, lui a renouvelé sa "confiance". M. Maassen "s'est expliqué de manière complète et convaincante (...) en prenant notamment position contre le radicalisme de droite à maintes reprises", a dit jeudi matin devant les députés jeudi matin M. Seehofer. Les sociaux-démocrates, alliés clé de Mme Merkel au gouvernement, réclament eux le limogeage du responsable. (Belga)

Lors d'une rencontre le 13 juin avec le député du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) Stephan Brandner, M. Maassen a transmis des éléments chiffrés concernant des suspects islamistes et sur le budget des services de renseignements, affirme la chaîne publique ARD citant l'élu en question. "Nous avons discuté de divers chiffres, qui figuraient" dans le rapport 2017 de l'agence, avant sa publication, a dit M. Brandner. Ces données, selon ARD, étaient alors encore classées confidentielles. L'intéressé a démenti avoir agi dans l'illégalité par voie de communiqué : "Je rejette fermement ces accusations (...) l'article (d'ARD) laisse entendre que des informations ou des documents ont été transmis sans fondement juridique, ce qui n'est évidemment pas le cas". M. Maassen est accusé depuis des semaines par une partie de la classe politique et des médias allemands de faire le jeu de l'extrême droite. Dans un livre paru début août, l'ancienne militante de l'AfD, Franziska Schreiber affirme qu'il a à plusieurs reprises rencontré des dirigeants du parti, leur prodiguant des conseils pour éviter d'être placé sous la surveillance de son service. Le chef du parti, Alexander Gauland, a confirmé mardi des discussions "sur des questions de sécurité". Depuis début septembre, le président de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) est dans la tourmente après qu'il a dénoncé des propos de la chancelière Angela Merkel en lien avec les récentes manifestations racistes de Chemnitz. Le 7 septembre, il avait démenti dans la presse l'existence de "chasses collectives" évoquées par Mme Merkel et assuré qu'une vidéo de manifestation raciste était fausse. Or cette dernière s'est avérée réelle. Mercredi soir, il a dû s'expliquer à huis clos devant deux commissions parlementaires. Son supérieur hiérarchique, le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer, lui-même en conflit depuis des mois avec la chancelière sur sa politique migratoire, lui a renouvelé sa "confiance". M. Maassen "s'est expliqué de manière complète et convaincante (...) en prenant notamment position contre le radicalisme de droite à maintes reprises", a dit jeudi matin devant les députés jeudi matin M. Seehofer. Les sociaux-démocrates, alliés clé de Mme Merkel au gouvernement, réclament eux le limogeage du responsable. (Belga)