"Je ne vais plus m'asseoir (à la table des négociations, NDLR) avec Haftar après les désastres et les crimes qu'il a commis à l'encontre de tous les Libyens", déclare M. al-Sarraj, dont le gouvernement est reconnu par l'Onu. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos. Deux autorités se disputent le pouvoir: le GNA, basé à Tripoli, et un gouvernement parallèle dans l'est contrôlé par Khalifa Haftar. Ce dernier a lancé en avril 2019 une offensive contre Tripoli qui a fait des centaines de morts et plus de 200.000 déplacés. Mardi, des dizaines de roquettes se sont abattues sur Tripoli, des tirs imputés aux forces du maréchal Haftar qui ont perdu deux villes stratégiques dans l'ouest de la Libye. "Nous avions accepté un cessez-le-feu et une trêve humanitaire. Nous nous attendions à ce que les dangers liés à l'épidémie de coronavirus transforme pour une fois Haftar en un homme de parole", poursuit M. al-Sarraj dans cet entretien. "Mais lui a vu dans la pandémie une opportunité de nous attaquer. Et vu l'échec (de cette offensive, NDLR) il vise avec des tirs sans discrimination Tripoli, les zones résidentielles, les établissements civils, même l'hôpital public dans le centre de la ville", a accusé M. al-Sarraj. "Nous avons toujours cherché à résoudre nos disputes à travers un processus politique, mais chaque accord a immédiatement été violé par Haftar", a assuré M. al-Sarraj. Les tentatives de médiation, notamment celles entreprises par l'Onu, ont échoué jusqu'à présent, le conflit étant exacerbé par les ingérences étrangères, notamment les Émirats arabes unis qui soutiennent le maréchal Haftar, et la Turquie qui appuie le GNA. (Belga)

"Je ne vais plus m'asseoir (à la table des négociations, NDLR) avec Haftar après les désastres et les crimes qu'il a commis à l'encontre de tous les Libyens", déclare M. al-Sarraj, dont le gouvernement est reconnu par l'Onu. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos. Deux autorités se disputent le pouvoir: le GNA, basé à Tripoli, et un gouvernement parallèle dans l'est contrôlé par Khalifa Haftar. Ce dernier a lancé en avril 2019 une offensive contre Tripoli qui a fait des centaines de morts et plus de 200.000 déplacés. Mardi, des dizaines de roquettes se sont abattues sur Tripoli, des tirs imputés aux forces du maréchal Haftar qui ont perdu deux villes stratégiques dans l'ouest de la Libye. "Nous avions accepté un cessez-le-feu et une trêve humanitaire. Nous nous attendions à ce que les dangers liés à l'épidémie de coronavirus transforme pour une fois Haftar en un homme de parole", poursuit M. al-Sarraj dans cet entretien. "Mais lui a vu dans la pandémie une opportunité de nous attaquer. Et vu l'échec (de cette offensive, NDLR) il vise avec des tirs sans discrimination Tripoli, les zones résidentielles, les établissements civils, même l'hôpital public dans le centre de la ville", a accusé M. al-Sarraj. "Nous avons toujours cherché à résoudre nos disputes à travers un processus politique, mais chaque accord a immédiatement été violé par Haftar", a assuré M. al-Sarraj. Les tentatives de médiation, notamment celles entreprises par l'Onu, ont échoué jusqu'à présent, le conflit étant exacerbé par les ingérences étrangères, notamment les Émirats arabes unis qui soutiennent le maréchal Haftar, et la Turquie qui appuie le GNA. (Belga)