La commission a eu un long échange de vues avec la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, et le CHOD à la suite du rapport remis par le comité R sur l'affaire Jürgen Conings. L'audit de l'organe de contrôle du service de renseignement est très sévère et suit d'autres rapports qui mettent en cause le fonctionnement du SGRS. Pour les députés Denis Ducarme (MR) et Georges Dallemagne (cdH), la question du maintien de deux services de renseignement en Belgique est posée. Aux yeux de l'amiral Hofman, un service de renseignement militaire présente une plus-value, ne fût-ce que pour les opérations à l'étranger où ce service joue un rôle clé pour les soldats déployés. Pour ce qui est du contre-espionnage, par contre, il serait possible de "faire la part" des choses entre ce que réalisent la Sûreté de l'Etat, l'OCAM et le SGRS, estime-t-il. "Une fusion affaiblirait la position du renseignement en Belgique par rapport à d'autres pays. Tous les pays ont des services de renseignement différents. Je ne suis pas sûr que les services militaires extérieurs seraient friands de partager des informations avec des services dont ils ne sont pas sûrs", a-t-il ajouté. Le Chef de la Défense est conscient des enjeux qui attendent le renseignement militaire. En l'espace de 10 ans, "4 ou 5" directeurs se sont succédés, a-t-il fait remarquer. En septembre 2020, le général-major Philippe Boucké a pris la direction du SGRS. "Tant lui que moi avons été surpris de l'ampleur du défi", a assuré M. Hofman. (Belga)

La commission a eu un long échange de vues avec la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, et le CHOD à la suite du rapport remis par le comité R sur l'affaire Jürgen Conings. L'audit de l'organe de contrôle du service de renseignement est très sévère et suit d'autres rapports qui mettent en cause le fonctionnement du SGRS. Pour les députés Denis Ducarme (MR) et Georges Dallemagne (cdH), la question du maintien de deux services de renseignement en Belgique est posée. Aux yeux de l'amiral Hofman, un service de renseignement militaire présente une plus-value, ne fût-ce que pour les opérations à l'étranger où ce service joue un rôle clé pour les soldats déployés. Pour ce qui est du contre-espionnage, par contre, il serait possible de "faire la part" des choses entre ce que réalisent la Sûreté de l'Etat, l'OCAM et le SGRS, estime-t-il. "Une fusion affaiblirait la position du renseignement en Belgique par rapport à d'autres pays. Tous les pays ont des services de renseignement différents. Je ne suis pas sûr que les services militaires extérieurs seraient friands de partager des informations avec des services dont ils ne sont pas sûrs", a-t-il ajouté. Le Chef de la Défense est conscient des enjeux qui attendent le renseignement militaire. En l'espace de 10 ans, "4 ou 5" directeurs se sont succédés, a-t-il fait remarquer. En septembre 2020, le général-major Philippe Boucké a pris la direction du SGRS. "Tant lui que moi avons été surpris de l'ampleur du défi", a assuré M. Hofman. (Belga)