Mick Mulvaney est le plus haut responsable de la Maison Blanche à recevoir une telle convocation. Dénonçant une "mascarade", l'exécutif refuse de coopérer à l'enquête et le chef de cabinet devrait donc probablement ignorer cette demande. L'"enquête a révélé que vous avez pu être directement impliqué dans la tentative, orchestrée par le président Trump, son agent personnel Rudolph Giuliani, et d'autres" de faire pression sur l'Ukraine pour qu'elle enquête sur son rival démocrate Joe Biden, ont écrit mardi les chefs démocrates chargés de l'enquête à la Chambre des représentants. Plus précisément, ils soupçonnent Donald Trump et son entourage d'avoir suspendu une rencontre à la Maison Blanche et quelque 400 millions de dollars d'aide militaire "afin de faire pression sur le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour qu'il mène des investigations qui bénéficieraient aux intérêts politiques de Donald Trump". "Les indices rassemblés (...) laissent entendre que M. Mulvaney a pu jouer un rôle direct dans le stratagème pour faire pression sur le gouvernement ukrainien afin qu'il s'immisce dans l'élection américaine de 2020 en fabriquant des informations nuisibles sur les opposants politiques du président Trump, ainsi que dans la tentative de dissimuler ces actes", avancent les démocrates. Les présidents des commissions du Renseignement, des Affaires étrangères et de supervision de l'exécutif ont convoqué Mick Mulvaney à 09H00 le 8 novembre au Congrès, à Washington. Mardi, un conseiller de la Maison Blanche, Wells Griffith, ne s'est pas présenté à sa convocation. La veille, quatre témoins avaient ignoré le rendez-vous fixé par les démocrates. Malgré le refus de coopérer de la Maison Blanche, les commission ont déjà entendu une dizaine de témoins à huis clos. Elles prévoient d'organiser bientôt des auditions publiques, qui pourraient conduire à la mise en accusation, "impeachment" en anglais", de Donald Trump. (Belga)