Pour concevoir ses matous géants, Philippe Geluck s'est entouré du sculpteur François Deboucq et du maître-fondeur Jo Van Geert. Après deux ans de travail, une vingtaine de Chats, en bronze de deux mètres de haut et d'une tonne chacun, ont été créés. "C'est en revoyant des images de l'exposition Botero sur les Champs-Elysées (1992) que je me suis dit que Le Chat s'y sentirait bien, lui aussi. Les personnages de Botero sont gros, Le Chat est pas mal enveloppé non plus. Les sculptures de Fernando sont en bronze, pareil pour les miennes. Enfin, le peintre colombien s'est mis un jour à la sculpture, j'ai suivi la même démarche", commente Philippe Geluck. Un Chat en bronze et non plus dessiné dans des cases, qui conserve cependant tout son humour et continue à nous interpeller à l'image de cette représentation d'Atlas agenouillé et portant une sphère remplie de déchets plastiques. "J'ai cherché à inventer des situations qui permettent de développer une histoire dans ma veine humoristico-poético-décalée. Si je suis en 3D dans l'espace public, je dois porter une idée, la rendre visible pour le passant, le faire rire ou sourire, le faire réfléchir, voire créer de l'émotion", explique Philippe Geluck dans l'album-catalogue de l'exposition "Le Chat déambule", édité par Casterman. L'auteur y revient sur "la genèse et les coulisses de ce chantier pharaonique entrepris en 2018". Il précise avoir fait des dizaines de croquis qui n'ont pas été retenus et en avoir encore des centaines d'autres dans la tête. "Je produis cette exposition pour pouvoir en partie financer le Musée du Chat. Commencer sur les Champs-Elysées va donner une audience internationale à l'événement", justifie l'artiste. L'exposition tournera ensuite dans une dizaine de villes françaises et européennes avant d'atterrir à Bruxelles, probablement au parc Royal, pour la faire coïncider avec l'inauguration du Musée du Chat et du Dessin d'humour, prévue pour 2024. Les sculptures sont acquises par des collectionneurs et les bénéfices de la vente iront à l'organisation de l'exposition et au Musée du Chat. La galerie Huberty-Breyne, spécialisée dans le Neuvième Art et toute proche des Champs-Elysées, présentera parallèlement "Le Chat à Matignon", une exposition d'?uvres inédites (dessins, toiles, sérigraphies) de Philippe Geluck, des dessins préparatoires ayant servi à la réalisation des sculptures, et de certains bronzes au format original. (Belga)

Pour concevoir ses matous géants, Philippe Geluck s'est entouré du sculpteur François Deboucq et du maître-fondeur Jo Van Geert. Après deux ans de travail, une vingtaine de Chats, en bronze de deux mètres de haut et d'une tonne chacun, ont été créés. "C'est en revoyant des images de l'exposition Botero sur les Champs-Elysées (1992) que je me suis dit que Le Chat s'y sentirait bien, lui aussi. Les personnages de Botero sont gros, Le Chat est pas mal enveloppé non plus. Les sculptures de Fernando sont en bronze, pareil pour les miennes. Enfin, le peintre colombien s'est mis un jour à la sculpture, j'ai suivi la même démarche", commente Philippe Geluck. Un Chat en bronze et non plus dessiné dans des cases, qui conserve cependant tout son humour et continue à nous interpeller à l'image de cette représentation d'Atlas agenouillé et portant une sphère remplie de déchets plastiques. "J'ai cherché à inventer des situations qui permettent de développer une histoire dans ma veine humoristico-poético-décalée. Si je suis en 3D dans l'espace public, je dois porter une idée, la rendre visible pour le passant, le faire rire ou sourire, le faire réfléchir, voire créer de l'émotion", explique Philippe Geluck dans l'album-catalogue de l'exposition "Le Chat déambule", édité par Casterman. L'auteur y revient sur "la genèse et les coulisses de ce chantier pharaonique entrepris en 2018". Il précise avoir fait des dizaines de croquis qui n'ont pas été retenus et en avoir encore des centaines d'autres dans la tête. "Je produis cette exposition pour pouvoir en partie financer le Musée du Chat. Commencer sur les Champs-Elysées va donner une audience internationale à l'événement", justifie l'artiste. L'exposition tournera ensuite dans une dizaine de villes françaises et européennes avant d'atterrir à Bruxelles, probablement au parc Royal, pour la faire coïncider avec l'inauguration du Musée du Chat et du Dessin d'humour, prévue pour 2024. Les sculptures sont acquises par des collectionneurs et les bénéfices de la vente iront à l'organisation de l'exposition et au Musée du Chat. La galerie Huberty-Breyne, spécialisée dans le Neuvième Art et toute proche des Champs-Elysées, présentera parallèlement "Le Chat à Matignon", une exposition d'?uvres inédites (dessins, toiles, sérigraphies) de Philippe Geluck, des dessins préparatoires ayant servi à la réalisation des sculptures, et de certains bronzes au format original. (Belga)