Après le refus des humanistes d'engager des pourparlers avec le PS et Ecolo pour la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles, le co-président d'Ecolo, Jean-Marc Nollet s'en est pris jeudi, lors d'interviews matinales en radio, au cdH qu'il accuse de "se regarder le nombril alors que la planète brûle".

Le président du cdH, Maxime Prévot, a répliqué en jugeant ces propos "pétris de mépris et d'arrogance à notre égard, comme souvent de sa part". M. Prévot estime que le cdH "assume sa défaite".

Paul Magnette a quant à lui dit comprendre le cdH, "un parti qui ne fuit pas ses responsabilités... La grosse imposture de ces élections, c'est le PTB qui a tout promis, mais n'a voulu discuter à aucun moment", alors que "les gens ont cru qu'avec ce parti, on aurait un gouvernement de gauche", a-t-il rebondi. M. Magnette n'a par ailleurs pas caché que l'ouverture des discussions avec le MR se déroulait au stade actuel "dans une ambiance pas très chaleureuse". Il a répété qu'en raison du poids électoral qu'ils représentent ensemble, et des points sur lesquels PS et Ecolo sont d'accord, avec l'appui de la société civile, les discussions ne repartiraient pas d'une page blanche. "Nos propositions partagées doivent se retrouver dans un programme", a-t-il souligné.

Enfin, selon lui, le refus du PS de discuter avec la N-VA au niveau fédéral tient à l'exclusive posée par la formation nationaliste à l'égard du PS (ndlr: si c'est pour aller avec le PS au gouvernement, c'est pour passer au confédéralisme). "Je ne veux pas discuter du confédéralisme avec la N-VA. Cela signifierait la disparition de la Région bruxelloise et qu'il n'y aurait plus de sécurité sociale... Il n'y a aucune raison que ce soit cette formation qui dicte son programme. Nous voulons discuter des thèmes sociaux", a dit Paul Magnette à ce propos.