"L'objectif n'est pas de se faire avaler par un autre parti mais bien de nous réinventer pour nous-mêmes et de proposer un projet centriste fort et porteur de solutions aux citoyens", déclare-t-il dans cette lettre obtenue vendredi par l'agence Belga, à l'heure où les supputations vont bon train sur la reconstitution du centre dans le paysage politique francophone.

Meurtri par sa défait électorale du 26 mai, le cdH a choisi de siéger dans l'opposition quoi qu'il arrive. La décision est radicale pour un parti au profil de gestionnaire et habitué du pouvoir.

"Notre sens des responsabilités nous a amenés à prendre cette décision en sachant que ce choix ne porterait aucune préjudice à l'éclosion de majorités démocratiques à chacun des niveaux de pouvoir", souligne M. Prévot.

Le cdH ne veut plus "faire l'appoint". "Nous l'avons tant fait par le passé que d'aucuns nous cantonnent à ce rôle", ajoute-t-il.

Le président des centristes vise les appels lancés par les autres partis mais aussi, sans explicitement le nommer, par un secteur associatif dont le cdH est proche historiquement. "Peut-être certains citoyens ou acteurs de la société civile ont-ils pensé que, de toute façon, nous serions toujours présents dans des exécutifs. Ils ont oublié au fil du temps que, pour cela, nous devions continuer de bénéficier de leur soutien dans les urnes", dit-il.

A la rentrée de septembre, au terme d'une mise au vert interparlementaire, le président du cdH reviendra vers les militants. "C'est en effet tous ensemble, mais aussi en s'ouvrant à d'autres, que nous pourrons questionner qui nous sommes et définir qui nous voulons être", indique-t-il avant d'annoncer un tour des provinces pour présenter le nouvel organigramme du parti.