Le cdH s'appuie sur l'avis très critique du Conseil d'Etat qui, à ses yeux, démontre clairement l'incohérence actuelle du système de planification. Celui-ci n'est "nullement basé sur des éléments objectifs, scientifiques ou de santé mais résulte d'un accord politique basé sur des considérations de politique communautaire".

"Dit autrement, la N-VA dicte sa loi flamande au gouvernement fédéral en matière d'offre médicale. Ce dictat communautaire qui lèse la population francophone en matière de santé est inacceptable!" soulignent les centristes.

Le cdH rappelle la pénurie croissante de médecins dans le pays, à tel point que des médecins étrangers doivent être recrutés. "Limiter le nombre de médecins diplômés belges dans un contexte européen de libre circulation des personnes et des travailleurs est donc une décision absolument irrationnelle, anti-européenne et anti-belge. Pour information, en 2015, 41% des médecins ayant obtenu un numéro INAMI en Fédération Wallonie-Bruxelles ont été diplômés à l'étranger. Pour les dentistes, ce pourcentage monte même jusque 51,6% !" déclare-t-il.

Le cdH réclame la révision du système actuel de contingentement afin de l'adapter aux nouveaux besoins: vieillissement de la population et du corps médical, augmentation des temps partiels, féminisation de la profession, etc.

DéFI a annoncé jeudi le dépôt d'une motion similaire au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ainsi qu'au parlement de la Cocof où une majorité des trois quarts peut être plus facilement atteinte.