"Nous devons franchir la prochaine étape. Il faut une vaccination obligatoire", a souligné la députée Maaike De Rudder. "La préparation doit commencer". L'idée ne fait pas l'unanimité dans l'hémicycle flamand. À l'extrême-droite, le Vlaams Belang y est farouchement opposé et dénonce une "coronadictature" qui va couper la société en deux. Un argument réfuté par le ministre démocrate-chrétien. "Si 92% des adultes se sont fait vacciner, ce n'est pas approprié de parler d'une fracture", a-t-il expliqué. "Au plus le temps passe, au moins j'ai de la compréhension pour les 8%". De plus en plus de voix s'élèvent dans le monde politique belge pour réclamer à tout le moins que le débat soit ouvert. Le président du PS, Paul Magnette, a plaidé dans ce sens, et le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, a annoncé qu'il porterait la question au comité de concertation. Alors qu'il était jusqu'à présent très réticent à aborder cette mesure, la jugeant "théorique", le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, s'est dit prêt dimanche à ouvrir le débat. Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open Vld), juge quant à lui que c'est une "fausse bonne idée" impossible à mettre en oeuvre. Jusqu'à présent, la seule obligation vaccinale en préparation concerne les soignants et l'accord intervenu lundi sur ce point au sein du gouvernement fédéral suscite la controverse. Les syndicats sont en colère et la CNE a annoncé le dépôt d'un préavis de grève pour couvrir les actions qui seraient menées. Au PS, le licenciement qui menace les soignants refusant la vaccination passe mal. Mercredi, M. Di Rupo a plaidé pour une suspension du contrat de travail plutôt qu'une rupture. (Belga)

"Nous devons franchir la prochaine étape. Il faut une vaccination obligatoire", a souligné la députée Maaike De Rudder. "La préparation doit commencer". L'idée ne fait pas l'unanimité dans l'hémicycle flamand. À l'extrême-droite, le Vlaams Belang y est farouchement opposé et dénonce une "coronadictature" qui va couper la société en deux. Un argument réfuté par le ministre démocrate-chrétien. "Si 92% des adultes se sont fait vacciner, ce n'est pas approprié de parler d'une fracture", a-t-il expliqué. "Au plus le temps passe, au moins j'ai de la compréhension pour les 8%". De plus en plus de voix s'élèvent dans le monde politique belge pour réclamer à tout le moins que le débat soit ouvert. Le président du PS, Paul Magnette, a plaidé dans ce sens, et le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, a annoncé qu'il porterait la question au comité de concertation. Alors qu'il était jusqu'à présent très réticent à aborder cette mesure, la jugeant "théorique", le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, s'est dit prêt dimanche à ouvrir le débat. Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open Vld), juge quant à lui que c'est une "fausse bonne idée" impossible à mettre en oeuvre. Jusqu'à présent, la seule obligation vaccinale en préparation concerne les soignants et l'accord intervenu lundi sur ce point au sein du gouvernement fédéral suscite la controverse. Les syndicats sont en colère et la CNE a annoncé le dépôt d'un préavis de grève pour couvrir les actions qui seraient menées. Au PS, le licenciement qui menace les soignants refusant la vaccination passe mal. Mercredi, M. Di Rupo a plaidé pour une suspension du contrat de travail plutôt qu'une rupture. (Belga)