La N-VA entend pourvoir le poste de Premier ministre si elle est à nouveau le plus grand parti du pays en mai prochain, a expliqué lundi matin Jan Jambon sur les ondes de Radio 1. "C'est bien sûr l'ambition que tout le monde peut avoir mais, il y a quelque temps, il a aussi dit qu'il espérait que la Belgique soit ingouvernable pour pouvoir imposer l'agenda communautaire aux autres. C'est un jeu auquel nous ne jouerons pas, parce qu'une Belgique ingouvernable signifie surtout des dommages en Flandre, pour les familles flamandes et les entreprises", a réagi le président du CD&V. Les chrétiens-démocrates flamands eux-mêmes ne mettent pas un candidat Premier ministre en avant, car pour le devenir "il faut des alliés". En quittant le gouvernement fédéral, la N-VA a "simplement laissé tomber ses partenaires de coalition. Ce n'est pas ainsi que l'on crée des alliances", a déploré M. Beke. Ce dernier a également répondu à l'appel du président du PS Elio Di Rupo de revoir la loi de financement, qui répartit les recettes de l'impôt des personnes physiques entre les différentes entités du pays. Celle-ci risque de faire perdre de l'argent à la Wallonie à partir de 2025. Mais selon Wouter Beke, elle repose sur les principes de la solidarité et de la responsabilité. "Ici dans le Limbourg, nous avons aussi été confrontés à de graves revers (...) mais nous nous sommes tenus droits et nous ne nous sommes pas laissés abattre. Aujourd'hui, les créations d'emplois et le nombre de postes vacants sont plus élevés dans le Limbourg que dans l'ensemble de la Flandre. C'est un bon exemple de ce qu'il faut faire: ne pas attendre les mains ouvertes et demander de l'argent mais prendre sa propre responsabilité", a-t-il affirmé.