"Le Canada souhaiterait contribuer à l'enquête" pour déterminer les causes de la double explosions dans le port de la capitale, qui a fait plus de 180 morts et soufflé des quartiers entiers de Beyrouth le 4 août dernier, a déclaré François-Philippe Champagne, tout en assurant le président Michel Aoun, lors d'un entretien, de la "solidarité du Canada avec le peuple libanais". La justice libanaise, qui chapeaute l'enquête, a déjà émis des mandats d'arrêts à l'encontre de 16 suspects, parmi lesquels le directeur du port et le directeur des douanes. Il doit encore interroger plusieurs autres personnes. L'explosion a été provoquée selon les autorités par une énorme quantité de nitrate d'ammonium stockée au port de Beyrouth. Le président Aoun a refusé une commission d'enquête internationale mais des agents du FBI (police fédérale américaine) et français se sont joints à l'enquête. François-Philippe Champagne a, à son tour, souligné la nécessité pour le Liban, englué depuis des mois dans une crise inédite, de mener "des réformes économiques et politiques nécessaires au redressement durable" du pays, ainsi que de conduire "une enquête crédible". Le ministre canadien a enfin annoncé que son gouvernement allait égaler les dons de particuliers au Fonds canadien de secours pour le Liban, qui a rassemblé huit millions de dollars canadiens (5,1 millions d'euros). Le Canada abrite une importante communauté libanaise. (Belga)

"Le Canada souhaiterait contribuer à l'enquête" pour déterminer les causes de la double explosions dans le port de la capitale, qui a fait plus de 180 morts et soufflé des quartiers entiers de Beyrouth le 4 août dernier, a déclaré François-Philippe Champagne, tout en assurant le président Michel Aoun, lors d'un entretien, de la "solidarité du Canada avec le peuple libanais". La justice libanaise, qui chapeaute l'enquête, a déjà émis des mandats d'arrêts à l'encontre de 16 suspects, parmi lesquels le directeur du port et le directeur des douanes. Il doit encore interroger plusieurs autres personnes. L'explosion a été provoquée selon les autorités par une énorme quantité de nitrate d'ammonium stockée au port de Beyrouth. Le président Aoun a refusé une commission d'enquête internationale mais des agents du FBI (police fédérale américaine) et français se sont joints à l'enquête. François-Philippe Champagne a, à son tour, souligné la nécessité pour le Liban, englué depuis des mois dans une crise inédite, de mener "des réformes économiques et politiques nécessaires au redressement durable" du pays, ainsi que de conduire "une enquête crédible". Le ministre canadien a enfin annoncé que son gouvernement allait égaler les dons de particuliers au Fonds canadien de secours pour le Liban, qui a rassemblé huit millions de dollars canadiens (5,1 millions d'euros). Le Canada abrite une importante communauté libanaise. (Belga)