Cet examen sera confié à un comité composé de trois experts indépendants qui devra rendre un premier rapport en février 2021 avec des propositions pour éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise, a annoncé le ministre de la Sécurité publique Bill Blair. Déguisé en policier et circulant à bord d'une fausse voiture de police, Gabriel Wortman, un prothésiste dentaire de 51 ans, avait semé la mort les 18 et 19 avril dernier dans une région tranquille de Nouvelle-Ecosse (est) après une violente dispute avec sa conjointe. Il avait été abattu le dimanche 19 par la police à l'issue d'une chasse à l'homme de plus de 12 heures, sur environ 150 km, au cours de laquelle il a tué par balle 22 personnes, dont une policière, entre le samedi soir et le dimanche en milieu de journée. La police fédérale avait été critiquée pour avoir utilisé Twitter afin de prévenir la population de cette zone rurale qu'un homme armé écumait les environs. "Je suis persuadé que cet examen nous donnera une bien meilleure compréhension des événements survenus lors de cette journée tragique, des circonstances qui y ont mené, de toutes les réponses qui ont été apportées", a assuré M. Blair lors d'un point presse. Le rapport qui suivra devrait "nous fournir des recommandations concrètes pour que nous puissions éviter de telles tragédies à l'avenir", a-t-il ajouté. Le comité se penchera notamment sur la façon dont l'intervention policière a été menée, et la décision de ne pas utiliser le système d'alerte publique pour mettre en garde la population. Il étudiera également le contexte de la tuerie, "y compris le rôle de la violence fondée sur le sexe et de la violence conjugale", selon le gouvernement. Les experts examineront par ailleurs l'accès aux armes à feu du tireur, fasciné selon son entourage par les armes et la police en général. Le tueur, dont les motivations restent à ce jour un mystère, possédait plusieurs armes à feu, une réplique d'une voiture de police ainsi qu'un uniforme qu'il avait utilisés lors de son équipée meurtrière. Le rapport final doit être rendu en août 2021. (Belga)

Cet examen sera confié à un comité composé de trois experts indépendants qui devra rendre un premier rapport en février 2021 avec des propositions pour éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise, a annoncé le ministre de la Sécurité publique Bill Blair. Déguisé en policier et circulant à bord d'une fausse voiture de police, Gabriel Wortman, un prothésiste dentaire de 51 ans, avait semé la mort les 18 et 19 avril dernier dans une région tranquille de Nouvelle-Ecosse (est) après une violente dispute avec sa conjointe. Il avait été abattu le dimanche 19 par la police à l'issue d'une chasse à l'homme de plus de 12 heures, sur environ 150 km, au cours de laquelle il a tué par balle 22 personnes, dont une policière, entre le samedi soir et le dimanche en milieu de journée. La police fédérale avait été critiquée pour avoir utilisé Twitter afin de prévenir la population de cette zone rurale qu'un homme armé écumait les environs. "Je suis persuadé que cet examen nous donnera une bien meilleure compréhension des événements survenus lors de cette journée tragique, des circonstances qui y ont mené, de toutes les réponses qui ont été apportées", a assuré M. Blair lors d'un point presse. Le rapport qui suivra devrait "nous fournir des recommandations concrètes pour que nous puissions éviter de telles tragédies à l'avenir", a-t-il ajouté. Le comité se penchera notamment sur la façon dont l'intervention policière a été menée, et la décision de ne pas utiliser le système d'alerte publique pour mettre en garde la population. Il étudiera également le contexte de la tuerie, "y compris le rôle de la violence fondée sur le sexe et de la violence conjugale", selon le gouvernement. Les experts examineront par ailleurs l'accès aux armes à feu du tireur, fasciné selon son entourage par les armes et la police en général. Le tueur, dont les motivations restent à ce jour un mystère, possédait plusieurs armes à feu, une réplique d'une voiture de police ainsi qu'un uniforme qu'il avait utilisés lors de son équipée meurtrière. Le rapport final doit être rendu en août 2021. (Belga)