Le magazine Maclean's a révélé lundi que Waseem Ramli, homme d'affaires montréalais proche du régime syrien, avait récemment été nommé consul honoraire à la suite d'une rencontre avec le Premier ministre sortant Justin Trudeau lors d'une collecte de fonds pour le parti libéral. Ces révélations ont suscité la controverse en pleine campagne électorale au Canada, pays qui a accueilli plus de 60.000 réfugiés syriens depuis fin 2015. "Les opinions exprimées publiquement par Waseem Ramli (...) sont choquantes et inacceptables. Quiconque partage ces opinions n'aurait jamais dû être autorisé par Affaires mondiales Canada à occuper ce poste", a indiqué la cheffe de la diplomatie canadienne. "Après avoir examiné la décision du ministère, j'ai chargé les fonctionnaires de révoquer immédiatement son statut", a-t-elle déclaré dans un communiqué. Mardi, Mme Freeland avait affirmé que ni elle ni son cabinet n'avaient été informés de cette approbation donnée par des fonctionnaires de son ministère. Elle a annoncé le lancement "d'un examen du système par lequel ces nominations sont traitées". Les consuls honoraires ne sont pas des diplomates de carrière et ne sont normalement pas rémunérés. Ils n'ont pas le droit d'exprimer publiquement leurs opinions politiques. Waseem Ramli conduit un Hummer rouge arborant une photo de Bachar al-Assad et du drapeau syrien dans les rues de Montréal. Il a publié une photo de lui posant avec le président syrien sur son profil Facebook, où il ne cache pas son soutien au régime. Depuis la suspension des relations entre le Canada et la Syrie en 2012, le consulat syrien de Montréal constitue, avec un bureau à Vancouver, la seule présence diplomatique de Damas en Amérique du Nord, selon Maclean's. (Belga)