Sur les 21 membres, 10 ont voté pour et 4 contre. 6 d'entre eux se sont abstenus et un membre était absent. Onze membres devaient voter pour afin que le budget soit approuvé. Le gouvernement s'est abstenu lors du vote. "Le patient est au c?ur de nos soins de santé. Cela doit également se ressentir dans le budget, et ce n'était pas suffisamment le cas ici: presque tous les nouveaux investissements iraient aux structures et aux établissements de soins, presque aucun au patient lui-même", selon la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld). "En tant que gouvernement, nous ne pouvions et ne voulions pas approuver un tel budget. Le gouvernement note également que l'avis budgétaire du Comité de l'Assurance comporte de nombreuses incertitudes: "le produit des mesures a été estimé de manière très optimiste et il n'y a pas d'informations suffisantes ou même claires sur la manière dont la nouvelle politique sera financée. La Commission de contrôle budgétaire de l'INAMI avait déjà fait la même observation le 9 octobre". "Le Comité de l'assurance a également ignoré les dispositions légales. Il a relevé l'objectif budgétaire et a levé le blocage structurel alors qu'il n'en avait pas le pouvoir", ajoute le cabinet De Block. Selon la loi, la balle est maintenant dans le camp du gouvernement dans le processus budgétaire. Pour rappel, le journal Le soir annonçait, il y a peu, que les mutuelles et les prestataires de soins (médecins, dentistes, kinés, infirmiers...) s'étaient accordés sur le montant de 27,6 milliards pour le budget des soins de santé. Encore fallait-il que cette proposition soit acceptée par les syndicats, les employeurs et le gouvernement. (Belga)