Le déficit de la Sécurité sociale pour 2017 était encore estimé à 261 millions d'euros fin 2016. Or un nouveau rapport adressé aux membres du comité de gestion de la sécurité sociale révèle que ce déficit serait plutôt de 794 millions d'euros. Soit une différence de plus de 530 millions d'euros.

Les recettes fiscales sont décevantes par rapport aux prévisions du gouvernement fédéral. Le précompte mobilier rapportera 281 millions d'euros de moins, tandis que les revenus de la TVA seront inférieurs d'environ 40 millions d'euros. la Sécurité sociale recevra donc cette année 321 millions de moins dans ses caisses, rapporte L'Echo.

En outre, les dépenses de la Sécurité sociale sont elles aussi à revoir à la hausse, en raison de l'inflation plus élevée, entraînant l'augmentation des salaires des fonctionnaires et des allocations plus tôt que prévu.

Le gouvernement fédéral va entrer, courant mars, en conclave budgétaire, et en tenant compte de ce dérapage, la coalition doit s'apprêter à se mettre en quête de 2,151 milliards d'euros, souligne encore La Libre Belgique.

Mais pour le ministre des Finances Johan Van Overtveldt, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. "La baisse constatée sur la TVA et le précompte mobilier ne dit rien des rentrées fiscales globales. Et le rapport ne tient pas compte non plus d'éléments importants en termes d'amélioration des prévisions de croissance", indiquait-on au cabinet du ministre N-VA.

Le PS n'a pas manqué de réagir. Il rappelle que, selon les nouvelles règles de "responsabilisation" adoptées il y a quelques semaines par le gouvernement, ce sont dans pareil cas les partenaires sociaux qui devront combler le trou et prendre des mesures difficiles. "Inadmissible", selon le président du parti, Elio Di Rupo. Les amendements au projet de loi sur le financement de la Sécu sont au Conseil d'État. "Il est encore temps de rectifier le tir", exhorte le PS.

Même son de cloche chez Ecolo qui appelle le gouvernement à assurer un financement alternatif solide et non conditionnel de la sécurité sociale via une meilleure contribution des revenus du capital. Selon le député Georges Gilkinet, le déficit budgétaire et de la sécurité sociale est le fruit de la "contraction de l'activité économique" provoquée par "l'austérité budgétaire aveugle" du gouvernement Michel. Il faut tenir compte de la réalité des besoins tout en assurant les recettes, résume Ecolo.

De son côté, le Premier ministre Charles Michel appelle à "rester calme". S'inscrivant dans le calendrier budgétaire européen, il invite à attendre les chiffres du comité de monitoring qui donneront le coup d'envoi du prochain contrôle. "Il y a traditionnellement des bonnes et des mauvaises nouvelles. A l'approche d'un contrôle budgétaire, ce type d'informations apparaissent dans la presse", a-t-il relativisé.

Le déficit de la Sécurité sociale pour 2017 était encore estimé à 261 millions d'euros fin 2016. Or un nouveau rapport adressé aux membres du comité de gestion de la sécurité sociale révèle que ce déficit serait plutôt de 794 millions d'euros. Soit une différence de plus de 530 millions d'euros. Les recettes fiscales sont décevantes par rapport aux prévisions du gouvernement fédéral. Le précompte mobilier rapportera 281 millions d'euros de moins, tandis que les revenus de la TVA seront inférieurs d'environ 40 millions d'euros. la Sécurité sociale recevra donc cette année 321 millions de moins dans ses caisses, rapporte L'Echo. En outre, les dépenses de la Sécurité sociale sont elles aussi à revoir à la hausse, en raison de l'inflation plus élevée, entraînant l'augmentation des salaires des fonctionnaires et des allocations plus tôt que prévu. Le gouvernement fédéral va entrer, courant mars, en conclave budgétaire, et en tenant compte de ce dérapage, la coalition doit s'apprêter à se mettre en quête de 2,151 milliards d'euros, souligne encore La Libre Belgique. Mais pour le ministre des Finances Johan Van Overtveldt, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. "La baisse constatée sur la TVA et le précompte mobilier ne dit rien des rentrées fiscales globales. Et le rapport ne tient pas compte non plus d'éléments importants en termes d'amélioration des prévisions de croissance", indiquait-on au cabinet du ministre N-VA. Le PS n'a pas manqué de réagir. Il rappelle que, selon les nouvelles règles de "responsabilisation" adoptées il y a quelques semaines par le gouvernement, ce sont dans pareil cas les partenaires sociaux qui devront combler le trou et prendre des mesures difficiles. "Inadmissible", selon le président du parti, Elio Di Rupo. Les amendements au projet de loi sur le financement de la Sécu sont au Conseil d'État. "Il est encore temps de rectifier le tir", exhorte le PS. Même son de cloche chez Ecolo qui appelle le gouvernement à assurer un financement alternatif solide et non conditionnel de la sécurité sociale via une meilleure contribution des revenus du capital. Selon le député Georges Gilkinet, le déficit budgétaire et de la sécurité sociale est le fruit de la "contraction de l'activité économique" provoquée par "l'austérité budgétaire aveugle" du gouvernement Michel. Il faut tenir compte de la réalité des besoins tout en assurant les recettes, résume Ecolo. De son côté, le Premier ministre Charles Michel appelle à "rester calme". S'inscrivant dans le calendrier budgétaire européen, il invite à attendre les chiffres du comité de monitoring qui donneront le coup d'envoi du prochain contrôle. "Il y a traditionnellement des bonnes et des mauvaises nouvelles. A l'approche d'un contrôle budgétaire, ce type d'informations apparaissent dans la presse", a-t-il relativisé.