Durant les débats, majorité et opposition ont répété les arguments déjà développés en commissions, les uns redisant leur confiance au gouvernement; les autres - dans les rangs de l'opposition - émettant à nouveau les plus vives réserves. "La responsabilité n'est pas au rendez-vous", a ainsi estimé le chef de groupe du cdH au parlement régional, François Desquesnes. "Le gouvernement pratique l'art de la procrastination à un degré élevé. Or, ce report incessant de l'heure des choix rend plus fragile l'avenir des Wallons", a-t-il ajouté. "Le budget du gouvernement est là pour rassurer l'agence de notation Moody's et les milieux financiers. Nous, notre objectif prioritaire, c'est d'abord de rassurer les citoyens", a de son côté asséné Germain Mugemangango, le chef de groupe du PTB. "Vos déclarations me font penser à ce proverbe chinois qui dit que 'sans responsabilité, on se sent le corps léger'. Tout semble si simple lorsqu'on n'a pas le poids des responsabilités sur ses propres épaules", lui a répondu son homologue socialiste, André Frédéric. Pour le député PS, au contraire, "le budget 2022 est un budget de relance, un budget de reconstruction mais également un budget de raison. Un premier pas vers une reprise en main de notre déficit après deux années qui ne nous ont guère laissé le choix." "Nous avons des raisons d'être optimistes", avec notamment un PIB qui devrait retrouver le niveau d'avant la crise, a enchaîné le chef de file libéral Jean-Paul Wahl. Dans ce contexte, "la Wallonie doit réussir son pari et apporter des réponses concrètes aux attentes de la population", a-t-il insisté. "L'opposition peut choisir de pointer tel ou tel chiffre pour noircir le tableau. Mais le gouvernement a fait le choix de continuer à investir", a enfin salué, dans les rangs parlementaires, Stéphane Hazée (Ecolo). "La tempête a été forte mais j'espère qu'elle est en partie derrière nous", a pour sa part résumé le ministre wallon du Budget, Jean-Luc Crucke. "Nous avons remis le bateau dans une trajectoire qui nous permet de maîtriser nos ambitions. Des efforts ont été faits, à juste titre et en temps et en heure pour préparer l'avenir", a-t-il conclu. La Wallonie affiche, au budget 2022, un déficit ordinaire de 207 millions d'euros, en ligne avec la trajectoire d'un retour à l'équilibre à la fin de la législature. Mais il faut toutefois y ajouter les dépenses liées à la crise sanitaire, aux inondations et au plan de relance. Au total, le solde brut à financer de la Région dépasse les 4 milliards d'euros (4,134 milliards précisément), les recettes étant annoncées à 15,5 milliards alors que les dépenses devraient atteindre 19,6 milliards. Le budget devrait être voté ce mercredi soir ou demain/jeudi, majorité contre opposition. (Belga)

Durant les débats, majorité et opposition ont répété les arguments déjà développés en commissions, les uns redisant leur confiance au gouvernement; les autres - dans les rangs de l'opposition - émettant à nouveau les plus vives réserves. "La responsabilité n'est pas au rendez-vous", a ainsi estimé le chef de groupe du cdH au parlement régional, François Desquesnes. "Le gouvernement pratique l'art de la procrastination à un degré élevé. Or, ce report incessant de l'heure des choix rend plus fragile l'avenir des Wallons", a-t-il ajouté. "Le budget du gouvernement est là pour rassurer l'agence de notation Moody's et les milieux financiers. Nous, notre objectif prioritaire, c'est d'abord de rassurer les citoyens", a de son côté asséné Germain Mugemangango, le chef de groupe du PTB. "Vos déclarations me font penser à ce proverbe chinois qui dit que 'sans responsabilité, on se sent le corps léger'. Tout semble si simple lorsqu'on n'a pas le poids des responsabilités sur ses propres épaules", lui a répondu son homologue socialiste, André Frédéric. Pour le député PS, au contraire, "le budget 2022 est un budget de relance, un budget de reconstruction mais également un budget de raison. Un premier pas vers une reprise en main de notre déficit après deux années qui ne nous ont guère laissé le choix." "Nous avons des raisons d'être optimistes", avec notamment un PIB qui devrait retrouver le niveau d'avant la crise, a enchaîné le chef de file libéral Jean-Paul Wahl. Dans ce contexte, "la Wallonie doit réussir son pari et apporter des réponses concrètes aux attentes de la population", a-t-il insisté. "L'opposition peut choisir de pointer tel ou tel chiffre pour noircir le tableau. Mais le gouvernement a fait le choix de continuer à investir", a enfin salué, dans les rangs parlementaires, Stéphane Hazée (Ecolo). "La tempête a été forte mais j'espère qu'elle est en partie derrière nous", a pour sa part résumé le ministre wallon du Budget, Jean-Luc Crucke. "Nous avons remis le bateau dans une trajectoire qui nous permet de maîtriser nos ambitions. Des efforts ont été faits, à juste titre et en temps et en heure pour préparer l'avenir", a-t-il conclu. La Wallonie affiche, au budget 2022, un déficit ordinaire de 207 millions d'euros, en ligne avec la trajectoire d'un retour à l'équilibre à la fin de la législature. Mais il faut toutefois y ajouter les dépenses liées à la crise sanitaire, aux inondations et au plan de relance. Au total, le solde brut à financer de la Région dépasse les 4 milliards d'euros (4,134 milliards précisément), les recettes étant annoncées à 15,5 milliards alors que les dépenses devraient atteindre 19,6 milliards. Le budget devrait être voté ce mercredi soir ou demain/jeudi, majorité contre opposition. (Belga)