"Nous sommes bien sûr revenus sur les récentes déclarations du début de semaine (et la menace brandie par le secrétaire d'Etat britannique David Frost sur le déclenchement possible de l'article 16 du protocole nord-irlandais, NDLR)", a déclaré mercredi matin Sophie Wilmès. "Il y a eu des déclarations fortes en début de semaine, mais il faut aussi les resituer dans leur contexte, c'était lors d'une conférence de parti. On voit très bien que depuis le début, les Britanniques sont durs dans leur position de négociation", a-t-elle ajouté. "L'intérêt de l'Europe, certainement du Royaume-Uni, de la Belgique et de l'Irlande est que cela se passe sans difficulté supplémentaire vu l'importance de nos échanges", a toutefois nuancé la vice-Première ministre. En prélude de la rencontre avec Sophie Wilmès mardi soir, le ministre des Affaires étrangères irlandais Simon Coveney est revenu sur le différend entre l'UE et le Royaume-Uni au sujet de l'Irlande du Nord. "Maros Sefcovic (le vice-président de la Commission européenne, qui préside côté européen le comite mixte UE-UK chargé de superviser l'application de l'accord de retrait, NDLR) et son équipe sont en train de travailler sur un ensemble de mesures. Nous espérons que cela jettera les bases d'un compromis pour que le protocole puisse fonctionner", a-t-il déclaré. Selon M. Coveney, le gouvernement britannique n'est pas en passe de concrétiser ses menaces en déclenchant l'article 16, faisant référence aux récents propos du secrétaire d'Etat britannique David Frost, chargé du Brexit. Cet article 16 permet de passer outre certaines dispositions de l'accord concernant l'Irlande du Nord en cas de "graves difficultés économiques, sociétales ou environnementales". Le ministre des Affaires étrangères irlandais estime qu'il est possible de rencontrer les préoccupations tant du gouvernement britannique que de l'Union européenne. "L'accord ne peut pas être renégocié, mais il ne peut pas être mis en oeuvre tel qu'il est. Nous devons reconnaître qu'il y a un problème. Ce n'est pas facile mais les équipes de M. Frost et de M. Sefcovic y travaillent. Nous en saurons davantage d'ici la fin du mois", a-t-il conclu. Pour éviter le retour d'une frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, et ainsi préserver la paix sur l'île, le protocole nord-irlandais âprement négocié dans le cadre du Brexit crée de fait une frontière douanière entre la province britannique, qui bénéficie toujours du marché unique européen, et l'île de Grande-Bretagne. La situation au Proche et Moyen-Orient fait partie des autres sujets abordés lors de la rencontre. "J'estime que l'Europe est inexistante dans le débat alors qu'elle a une place réelle à prendre. Si elle ne le fait pas, il faut voir comment le faire autrement et c'est un raisonnement partagé par Simon Coveney", a précisé Mme Wilmès. La vice-Première estime que, pour l'instant, "il n'y a pas suffisamment d'éléments favorables autour de la table pour que le travail avance". Raison pour laquelle elle s'interroge sur le moyen de "faire évoluer positivement le sujet entre pays qui partagent notre volonté", faisant référence notamment à l'Irlande et au Luxembourg. "Mais il n'y a aucun chemin simple et la solution à cette situation ne viendra pas de l'extérieur", a conclu la vice-Première. La visite officielle s'achèvera jeudi après-midi après une réunion en bilatérale avec la secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Liz Truss et David Frost. (Belga)

"Nous sommes bien sûr revenus sur les récentes déclarations du début de semaine (et la menace brandie par le secrétaire d'Etat britannique David Frost sur le déclenchement possible de l'article 16 du protocole nord-irlandais, NDLR)", a déclaré mercredi matin Sophie Wilmès. "Il y a eu des déclarations fortes en début de semaine, mais il faut aussi les resituer dans leur contexte, c'était lors d'une conférence de parti. On voit très bien que depuis le début, les Britanniques sont durs dans leur position de négociation", a-t-elle ajouté. "L'intérêt de l'Europe, certainement du Royaume-Uni, de la Belgique et de l'Irlande est que cela se passe sans difficulté supplémentaire vu l'importance de nos échanges", a toutefois nuancé la vice-Première ministre. En prélude de la rencontre avec Sophie Wilmès mardi soir, le ministre des Affaires étrangères irlandais Simon Coveney est revenu sur le différend entre l'UE et le Royaume-Uni au sujet de l'Irlande du Nord. "Maros Sefcovic (le vice-président de la Commission européenne, qui préside côté européen le comite mixte UE-UK chargé de superviser l'application de l'accord de retrait, NDLR) et son équipe sont en train de travailler sur un ensemble de mesures. Nous espérons que cela jettera les bases d'un compromis pour que le protocole puisse fonctionner", a-t-il déclaré. Selon M. Coveney, le gouvernement britannique n'est pas en passe de concrétiser ses menaces en déclenchant l'article 16, faisant référence aux récents propos du secrétaire d'Etat britannique David Frost, chargé du Brexit. Cet article 16 permet de passer outre certaines dispositions de l'accord concernant l'Irlande du Nord en cas de "graves difficultés économiques, sociétales ou environnementales". Le ministre des Affaires étrangères irlandais estime qu'il est possible de rencontrer les préoccupations tant du gouvernement britannique que de l'Union européenne. "L'accord ne peut pas être renégocié, mais il ne peut pas être mis en oeuvre tel qu'il est. Nous devons reconnaître qu'il y a un problème. Ce n'est pas facile mais les équipes de M. Frost et de M. Sefcovic y travaillent. Nous en saurons davantage d'ici la fin du mois", a-t-il conclu. Pour éviter le retour d'une frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, et ainsi préserver la paix sur l'île, le protocole nord-irlandais âprement négocié dans le cadre du Brexit crée de fait une frontière douanière entre la province britannique, qui bénéficie toujours du marché unique européen, et l'île de Grande-Bretagne. La situation au Proche et Moyen-Orient fait partie des autres sujets abordés lors de la rencontre. "J'estime que l'Europe est inexistante dans le débat alors qu'elle a une place réelle à prendre. Si elle ne le fait pas, il faut voir comment le faire autrement et c'est un raisonnement partagé par Simon Coveney", a précisé Mme Wilmès. La vice-Première estime que, pour l'instant, "il n'y a pas suffisamment d'éléments favorables autour de la table pour que le travail avance". Raison pour laquelle elle s'interroge sur le moyen de "faire évoluer positivement le sujet entre pays qui partagent notre volonté", faisant référence notamment à l'Irlande et au Luxembourg. "Mais il n'y a aucun chemin simple et la solution à cette situation ne viendra pas de l'extérieur", a conclu la vice-Première. La visite officielle s'achèvera jeudi après-midi après une réunion en bilatérale avec la secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Liz Truss et David Frost. (Belga)