Dans la foulée du projet Tadam (traitement par diacétylmorphine de patients héroïnomanes) qui a été mené à Liège entre 2011 et 2013, sans être prolongé, le bourgmestre de Liège maintient son souhait de voir ouvrir une salle de consommation pour toxicomanes sur le territoire de la Cité ardente. En effet, sachant que la ville est confrontée à de nombreux faits de délinquance liés à la consommation de produits stupéfiants, l'ouverture d'une telle structure pourrait être une réponse de nature à faire baisser lesdites nuisances.

"La conférence interministérielle a mis en évidence le fait que le gouvernement fédéral n'est pas favorable à un tel projet, mais qu'il pourrait admettre une expérience pilote. Dans les prochains jours, je vais interpeller la ministre De Block afin de demander que Liège soit désignée pour mener cette expérience pilote", a précisé Willy Demeyer. Si accord il y a, le projet pourrait rapidement être mis en oeuvre à l'endroit où fut mené le projet Tadam, dans le quartier Cathédrale.

Par ailleurs, le bourgmestre liégeois a annoncé le lancement, en mars prochain, d'une série de rencontres et consultations en vue d'élaborer un nouveau projet de ville avec la participation des forces vives et de la population. "En tenant compte de toutes les grandes tendances actuelles qui ne sont pas assez marquées dans le précédent projet de ville, comme l'aspect numérique ou la pollution atmosphérique, l'objectif est de faire de Liège une ville numérique, inventive, innovante, résiliente et inclusive."