"Nos gardes-frontières n'ont pas vu arriver de Rohingyas ces derniers jours. La vague est terminée", a déclaré à l'AFP un responsable des gardes-frontières du Bangladesh, S.M. Ariful Islam. "Aucun Rohingya n'a traversé la frontière ces derniers jours", a confirmé un autre responsable des gardes-frontières du Bangladesh, Manzurul Hasan Khan. Les Nations unies ont fait le même constat: "l'afflux a chuté", ont-elles indiqué, estimant à 429.000 le nombre de Rohingyas ayant franchi la frontière depuis le début de répression de l'armée birmane dans l'Etat Rakhine (ouest de la Birmanie) le 25 août. Ni le Bangladesh ni les Nations unies n'ont donné d'explication à cette chute du nombre d'arrivées de réfugiés. Les troubles se poursuivaient pourtant samedi dans l'Etat Rakhine, le chef de l'armée birmane incriminant des militants rohingyas dans une explosion devant une mosquée. Une organisation de défense des droits de l'homme a en outre accusé l'armée de provoquer des incendies dans la zone pour empêcher le retour des réfugiés. Ces troubles interviennent alors que la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi avait assuré mardi qu'il n'y avait pas eu de combats depuis le 5 septembre et que l'opération de l'armée était terminée. Cette opération, déclenchée le 25 août après des attaques de rebelles rohingyas, a suscité un exode qualifié par l'ONU d'"épuration ethnique", alors que les Rohingyas, plus grande population apatride du monde (1,1 million de personnes), sont traités comme des étrangers en Birmanie à 90% bouddhiste. (Belga)

"Nos gardes-frontières n'ont pas vu arriver de Rohingyas ces derniers jours. La vague est terminée", a déclaré à l'AFP un responsable des gardes-frontières du Bangladesh, S.M. Ariful Islam. "Aucun Rohingya n'a traversé la frontière ces derniers jours", a confirmé un autre responsable des gardes-frontières du Bangladesh, Manzurul Hasan Khan. Les Nations unies ont fait le même constat: "l'afflux a chuté", ont-elles indiqué, estimant à 429.000 le nombre de Rohingyas ayant franchi la frontière depuis le début de répression de l'armée birmane dans l'Etat Rakhine (ouest de la Birmanie) le 25 août. Ni le Bangladesh ni les Nations unies n'ont donné d'explication à cette chute du nombre d'arrivées de réfugiés. Les troubles se poursuivaient pourtant samedi dans l'Etat Rakhine, le chef de l'armée birmane incriminant des militants rohingyas dans une explosion devant une mosquée. Une organisation de défense des droits de l'homme a en outre accusé l'armée de provoquer des incendies dans la zone pour empêcher le retour des réfugiés. Ces troubles interviennent alors que la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi avait assuré mardi qu'il n'y avait pas eu de combats depuis le 5 septembre et que l'opération de l'armée était terminée. Cette opération, déclenchée le 25 août après des attaques de rebelles rohingyas, a suscité un exode qualifié par l'ONU d'"épuration ethnique", alors que les Rohingyas, plus grande population apatride du monde (1,1 million de personnes), sont traités comme des étrangers en Birmanie à 90% bouddhiste. (Belga)