"L'envoi d'un commissaire spécial du gouvernement ou d'un délégué au contrôle nécessite des formalités préalables et la procédure ne peut être enclenchée que si l'intercommunale n'applique pas ou pas suffisamment les décisions prises" par la tutelle, a expliqué Pierre-Yves Dermagne. "A ce stade, j'enfreindrais les règles de base de l'autonomie locale en faisant ingérence dans le management de l'ISPPC", a-t-il ajouté en assurant toutefois qu'il restera "particulièrement attentif" à l'évolution de la situation "sur la base des rapports de la task force désignée pour épauler le management de l'intercommunale dans la mise en oeuvre d'une série de dispositions en conformité avec le code de la démocratie locale", a encore précisé le ministre. Fin août, l'ancienne ministre des Pouvoirs locaux, Valérie De Bue (MR), avait annulé une série de décisions du conseil d'administration de l'ISPPC, portant notamment sur la création d'un poste de conseiller général qui semblait taillé sur mesure pour l'un des administrateurs, Thomas Salden, demi-frère de l'ex-président du MR, Olivier Chastel. Le 10 septembre dernier, le conseil d'administration de l'intercommunale avait finalement décidé d'abandonner cette piste. (Belga)