"Une partie des investissements peuvent être sortis de la trajectoire budgétaire parce qu'ils représentent des investissements qui génèrent ensuite des revenus pour la région ou parce que l'Europe pourrait accepter - j'emploie bien sûr le conditionnel - de considérer que ces investissements sont stratégiques, ce qui les sortirait de l'endettement régional", a expliqué Willy Borsus. "Il est très important de constater que nous avons une trajectoire de retour à l'équilibre - initialement prévu en 2019 mais finalement reporté à 2025, ndlr -, mais surtout d'investissements importants. Nous avons besoin en Wallonie d'investir à la fois dans la transition énergétique, mais aussi dans l'industrie et dans l'innovation", a-t-il poursuivi. Par ailleurs, s'il s'est engagé à ne pas lever de nouvelles taxes, le gouvernement wallon entend bien réaliser des économies. "Des économies dans le fonctionnement" via la rationalisation des structures et des choix de priorités politiques. "Je m'inscris vraiment en faux quant au fait qu'il faudrait, dès qu'on prend des mesures positives pour les gens, les compenser par des impôts nouveaux. Ce n'est pas du tout notre philosophie", a conclu Willy Borsus. (Belga)