"Il faudra avant tout vérifier que l'hypothèse d'une telle vente est possible", a précisé le ministre en soulignant que le recul des émissions, en Wallonie, a plutôt tendance à stagner ces dernières années, "la trajectoire à suivre étant de plus en plus contraignante". Début octobre, la nouvelle ministre flamande de l'Environnement, Zuhal Demir (N-VA), avait elle-même reconnu la situation dans les colonnes du Morgen, estimant que la Flandre se dirigeait, à politique inchangée, vers une réduction d'environ 10% de ses émissions de CO2 par rapport à 2005. A court terme, le nord du pays pourrait dès lors être contraint de racheter des crédits de CO2 auprès des bons élèves de la classe, dont la Wallonie auprès de laquelle la Flandre dispose d'un droit de priorité pour l'achat de tels crédits. D'après De Morgen, la facture pourrait s'élever à quelque 40 millions d'euros. (Belga)