La Cour reconnaît toutefois que des initiatives ponctuelles ont été prises, tant par l'exécutif régional que par les acteurs du secteur. La démarche 'Wallonie destination qualité'; les modifications du code wallon du tourisme; la conclusion d'un contrat d'administration avec le Commissariat général au tourisme ont ainsi été analysées par la Cour. Cette dernière a ensuite formulé des recommandations destinées à professionnaliser les acteurs du secteur en améliorant le processus de labellisation, ainsi qu'à améliorer la qualité des données récoltées par l'application Pivot, l'outil permettant la mutualisation et la redistribution de l'offre touristique en Wallonie vers différentes plateformes ou applications. La Cour recommande par ailleurs "de définir une nouvelle planification stratégique régionale du tourisme cohérente avec les autres politiques régionales impactant le secteur touristique et sur laquelle axer le prochain contrat d'administration du CGT et la politique de subventionnement". Elle appelle également à une analyse de l'attractivité de la Région d'un point de vue concurrentiel "afin de définir une stratégie visant à capter une part plus importante de la croissance tendancielle du tourisme en Europe". Plus de 15 millions d'euros sont consacrés annuellement à des subventions destinées aux hébergements, aux équipements, aux attractions et à la promotion des événements touristiques, rappelle encore la Cour des comptes. Or, selon cette dernière, les subventions examinées, prévues ou non dans le code wallon du tourisme, sont accordées "sans lien avec une stratégie, voire parfois, en ce qui concerne les équipements ou la promotion, sans lien avec le secteur du tourisme". Depuis le 1er janvier 2017, tout exploitant d'un hébergement doit toutefois transmettre au Commissariat général au Tourisme une déclaration d'exploitation par laquelle il déclare sur l'honneur réunir les conditions fixées par le code wallon du tourisme. L'effet potentiel de cette mesure sur la sécurité des touristes et sur l'équité entre opérateurs reste toutefois limité, souligne enfin la Cour. La ministre wallonne du Tourisme, Valérie De Bue "rejoint les observations et constats posés" et a annoncé sa décision d'initier une nouvelle étude stratégique pour le secteur du tourisme et de poser, préalablement, un diagnostic de la situation actuelle du tourisme en Wallonie, conclut-elle. (Belga)

La Cour reconnaît toutefois que des initiatives ponctuelles ont été prises, tant par l'exécutif régional que par les acteurs du secteur. La démarche 'Wallonie destination qualité'; les modifications du code wallon du tourisme; la conclusion d'un contrat d'administration avec le Commissariat général au tourisme ont ainsi été analysées par la Cour. Cette dernière a ensuite formulé des recommandations destinées à professionnaliser les acteurs du secteur en améliorant le processus de labellisation, ainsi qu'à améliorer la qualité des données récoltées par l'application Pivot, l'outil permettant la mutualisation et la redistribution de l'offre touristique en Wallonie vers différentes plateformes ou applications. La Cour recommande par ailleurs "de définir une nouvelle planification stratégique régionale du tourisme cohérente avec les autres politiques régionales impactant le secteur touristique et sur laquelle axer le prochain contrat d'administration du CGT et la politique de subventionnement". Elle appelle également à une analyse de l'attractivité de la Région d'un point de vue concurrentiel "afin de définir une stratégie visant à capter une part plus importante de la croissance tendancielle du tourisme en Europe". Plus de 15 millions d'euros sont consacrés annuellement à des subventions destinées aux hébergements, aux équipements, aux attractions et à la promotion des événements touristiques, rappelle encore la Cour des comptes. Or, selon cette dernière, les subventions examinées, prévues ou non dans le code wallon du tourisme, sont accordées "sans lien avec une stratégie, voire parfois, en ce qui concerne les équipements ou la promotion, sans lien avec le secteur du tourisme". Depuis le 1er janvier 2017, tout exploitant d'un hébergement doit toutefois transmettre au Commissariat général au Tourisme une déclaration d'exploitation par laquelle il déclare sur l'honneur réunir les conditions fixées par le code wallon du tourisme. L'effet potentiel de cette mesure sur la sécurité des touristes et sur l'équité entre opérateurs reste toutefois limité, souligne enfin la Cour. La ministre wallonne du Tourisme, Valérie De Bue "rejoint les observations et constats posés" et a annoncé sa décision d'initier une nouvelle étude stratégique pour le secteur du tourisme et de poser, préalablement, un diagnostic de la situation actuelle du tourisme en Wallonie, conclut-elle. (Belga)