La VU a vu le jour au milieu des années 1950, comme parti politique de l'aile radicale du Mouvement flamand qui, dix ans après la fin de la guerre et un dévoiement dans la collaboration avec l'occupant nazi, commence à relever la tête. Au contraire des organisations qui l'ont précédée, elle se présente sous un jour fédéraliste, réclamant une réforme de l'État pour mettre fin à une Belgique unitaire encore dominée par une élite francophone. Le nouveau parti ne tire toutefois pas un trait sur le passé collaborationniste du Mouvement flamand puisque l'une de ses revendications les plus emblématiques est l'amnistie des anciens collaborateurs. Les débats du début des années 1960 sur la frontière linguistique apportent à la Volksunie ses premiers succès électoraux. Le parti s'affiche davantage pluraliste. À côté des dossiers communautaires, il accorde de l'importance à des thèmes socio-économiques. Il s'illustre ainsi dans l'opposition à la fermeture des mines du Limbourg et inscrit le problème environnemental dans son programme, une première pour l'époque. En 1971 vient le premier succès électoral, avec 18,8% des voix, donnant au parti 21 députés et 19 sénateurs. En 1977, sous la houlette d'Hugo Schiltz, la VU participe aux négociations du Pacte d'Egmont, projet d'accord communautaire qui doit redessiner le paysage institutionnel belge mais qui se fracasse contre les radicaux du parti et les luttes intestines du CVP. Le parti entrera pour la première fois dans un gouvernement -dirigé par Leo Tindemans (CVP)- mais il connaît sa première grande crise qui se traduira par la création du Vlaams Blok (futur Vlaams Belang) de Karel Dillen. Les premières déconvenues électorales suivent les premières participations au pouvoir. Les années 1980 se caractérisent par l'instauration progressive du fédéralisme, mais la VU n'en profite pas. À la fin de la décennie, Jaak Gabriëls tente un tournant libéral qui se traduit par une deuxième crise et son départ en 1992 vers le VLD de Guy Verhofstadt, en compagnie de plusieurs figures comme Hugo Coveliers et Jef Valkeniers ou, encore peu connu, Bart Somers. Bert Anciaux reprend le flambeau. En 1995, il parvient à récolter 300.000 voix aux élections et montre que son parti compte toujours. Il est le tenant d'une ligne progressiste et, dans une Belgique traumatisée par l'affaire Dutroux, il essaie d'ouvrir et de renouveler la VU en créant le mouvement ID21, qui permettra l'entrée en politique de Vincent Van Quickenborne. Au début des années 2000, les tensions internes sont toutefois loin d'être éteintes entre les différents courants. Le soutien aux accords institutionnels du Lambermont, conclus sous l'égide de Guy Verhofstadt, plonge la VU dans une nouvelle crise. Le nouveau président, Geert Bourgeois, s'y oppose mais le bureau politique du parti y est favorable. La Volksunie n'y survivra pas. Trois groupes voient le jour: Geert Bouregois fédère autour de lui les militants les plus attachés au nationalisme, Bert Anciaux crée le "toekomstgroep", d'inspiration plus progressiste, et enfin les députés Nelly Maes et Johan Sauwens tentent de sauver le parti. Un referendum interne doit décider quel groupe héritera de la Volksunie. Aucun ne l'emporte et, le 15 septembre, la Volksunie prend fin. Arrivé premier, le groupe Bourgeois reçoit le siège du parti. Il devient la "Nieuw-Vlaamse Alliantie" (N-VA) tandis que Bert Anciaux crée Spirit qui se fondra dans un cartel avec le sp.a (devenu Vooruit). Plusieurs personnalités rejoignent d'autres partis. Johan Sauwens ralliera le CD&V (l'homme avait dû démissionner du gouvernement flamand pour avoir participé à une réunion d'anciens combattants du front de l'est), D'autres comme Vincent Van Quickenborne, Sven Gatz et Patrick Vankrunkelsven migreront vers l'Open Vld. Bart Staes ira chez les Verts, tandis que Bert Anciaux finira sous les couleurs du sp.a. (Belga)

La VU a vu le jour au milieu des années 1950, comme parti politique de l'aile radicale du Mouvement flamand qui, dix ans après la fin de la guerre et un dévoiement dans la collaboration avec l'occupant nazi, commence à relever la tête. Au contraire des organisations qui l'ont précédée, elle se présente sous un jour fédéraliste, réclamant une réforme de l'État pour mettre fin à une Belgique unitaire encore dominée par une élite francophone. Le nouveau parti ne tire toutefois pas un trait sur le passé collaborationniste du Mouvement flamand puisque l'une de ses revendications les plus emblématiques est l'amnistie des anciens collaborateurs. Les débats du début des années 1960 sur la frontière linguistique apportent à la Volksunie ses premiers succès électoraux. Le parti s'affiche davantage pluraliste. À côté des dossiers communautaires, il accorde de l'importance à des thèmes socio-économiques. Il s'illustre ainsi dans l'opposition à la fermeture des mines du Limbourg et inscrit le problème environnemental dans son programme, une première pour l'époque. En 1971 vient le premier succès électoral, avec 18,8% des voix, donnant au parti 21 députés et 19 sénateurs. En 1977, sous la houlette d'Hugo Schiltz, la VU participe aux négociations du Pacte d'Egmont, projet d'accord communautaire qui doit redessiner le paysage institutionnel belge mais qui se fracasse contre les radicaux du parti et les luttes intestines du CVP. Le parti entrera pour la première fois dans un gouvernement -dirigé par Leo Tindemans (CVP)- mais il connaît sa première grande crise qui se traduira par la création du Vlaams Blok (futur Vlaams Belang) de Karel Dillen. Les premières déconvenues électorales suivent les premières participations au pouvoir. Les années 1980 se caractérisent par l'instauration progressive du fédéralisme, mais la VU n'en profite pas. À la fin de la décennie, Jaak Gabriëls tente un tournant libéral qui se traduit par une deuxième crise et son départ en 1992 vers le VLD de Guy Verhofstadt, en compagnie de plusieurs figures comme Hugo Coveliers et Jef Valkeniers ou, encore peu connu, Bart Somers. Bert Anciaux reprend le flambeau. En 1995, il parvient à récolter 300.000 voix aux élections et montre que son parti compte toujours. Il est le tenant d'une ligne progressiste et, dans une Belgique traumatisée par l'affaire Dutroux, il essaie d'ouvrir et de renouveler la VU en créant le mouvement ID21, qui permettra l'entrée en politique de Vincent Van Quickenborne. Au début des années 2000, les tensions internes sont toutefois loin d'être éteintes entre les différents courants. Le soutien aux accords institutionnels du Lambermont, conclus sous l'égide de Guy Verhofstadt, plonge la VU dans une nouvelle crise. Le nouveau président, Geert Bourgeois, s'y oppose mais le bureau politique du parti y est favorable. La Volksunie n'y survivra pas. Trois groupes voient le jour: Geert Bouregois fédère autour de lui les militants les plus attachés au nationalisme, Bert Anciaux crée le "toekomstgroep", d'inspiration plus progressiste, et enfin les députés Nelly Maes et Johan Sauwens tentent de sauver le parti. Un referendum interne doit décider quel groupe héritera de la Volksunie. Aucun ne l'emporte et, le 15 septembre, la Volksunie prend fin. Arrivé premier, le groupe Bourgeois reçoit le siège du parti. Il devient la "Nieuw-Vlaamse Alliantie" (N-VA) tandis que Bert Anciaux crée Spirit qui se fondra dans un cartel avec le sp.a (devenu Vooruit). Plusieurs personnalités rejoignent d'autres partis. Johan Sauwens ralliera le CD&V (l'homme avait dû démissionner du gouvernement flamand pour avoir participé à une réunion d'anciens combattants du front de l'est), D'autres comme Vincent Van Quickenborne, Sven Gatz et Patrick Vankrunkelsven migreront vers l'Open Vld. Bart Staes ira chez les Verts, tandis que Bert Anciaux finira sous les couleurs du sp.a. (Belga)