Le total des recettes et des dépenses ordinaires de l'exercice propre s'élève à 206.078.828,44 euros, soit en strict équilibre. Ce budget pourrait néanmoins encore être affecté par la crise sanitaire. Les huit millions d'euros qui ont dû être injectés pour atteindre l'équilibre s'expliquent en partie par le tax-shift décidé par le gouvernement fédéral. Son impact structurel sur la commune est estimé à environ quatre millions d'euros. La double indexation des salaires en octobre 2021 et mars 2022 a également un impact assez fort sur le budget communal. Parallèlement, la dotation au CPAS est augmentée de 500.000 euros pour atteindre 19,4 millions d'euros. "Sans le bas de laine que nous avons constitué au fil des années grâce à notre bonne gestion, nous aurions été contraints à des mesures douloureuses", a souligné Maxime Prévot, insistant sur l'impact des décisions fédérales et régionales sur les finances communales. Outre le tax-shift, le maïeur a notamment pointé le désinvestissement dans l'administration cadastrale, le financement des pensions des agents statutaires, celui des zones de secours, celui des zones de police en matière de pension et de pécule de vacances, tout comme celui des CPAS en matière de revenu d'intégration. Dans la situation actuelle, le plan de gestion 2023-2027 de la Ville de Namur prévoit un déficit cumulé de près de 70 millions d'euros. Or, ses réserves ne s'élèvent plus qu'à environ dix millions d'euros. Pour limiter ce déficit à 32 millions, le collège communal a retenu neuf mesures. La principale est le non-remplacement de 25% des départs à la pension. A elle seule, elle doit permettre une économie de près de quatre millions d'euros en 2027. Le plan comporte également des réductions des dépenses de fonctionnement et de transferts, une taxe sur les surfaces commerciales vides ou encore une majoration de quatre euros des infractions liées aux horodateurs et au stationnement en zone bleue. Pour maintenir les finances à flot, les autorités communales ont également décidé de faire appel au Plan Oxygène adopté par la gouvernement wallon pour venir en aide aux communes. Prévu sous forme d'un droit de tirage sur cinq ans, celui-ci accorde à la capitale wallonne un montant de 158.695.304 euros. Ces avances de financement devront être remboursées sur 30 ans à hauteur de 85% du capital, la Région wallonne absorbant les 15 derniers pourcents et les intérêts du prêt durant 20 ans. "Ce Plan Oxygène est accueilli avec un large sourire car il permettra à la Ville de renouer avec l'équilibre budgétaire jusqu'en 2028 environ, mais le point d'interrogation reste entier pour les années qui suivront", a encore mis en exergue Maxime Prévot. "On pourra, certes, faire usage du solde des 158 millions disponibles, soit grosso modo 119 millions fin 2027, mais nous devrons parallèlement rembourser 4,5 millions de charges supplémentaires chaque année pour le remboursement du prêt Oxygène. Aussi, je le dis et le redis encore : sans une refonte structurelle des modalités de financement des communes wallonnes, les perspectives de moyen et long termes restent inquiétantes et incertaines pour les pouvoirs locaux, surtout au-delà de 2027", a-t-il conclu. (Belga)

Le total des recettes et des dépenses ordinaires de l'exercice propre s'élève à 206.078.828,44 euros, soit en strict équilibre. Ce budget pourrait néanmoins encore être affecté par la crise sanitaire. Les huit millions d'euros qui ont dû être injectés pour atteindre l'équilibre s'expliquent en partie par le tax-shift décidé par le gouvernement fédéral. Son impact structurel sur la commune est estimé à environ quatre millions d'euros. La double indexation des salaires en octobre 2021 et mars 2022 a également un impact assez fort sur le budget communal. Parallèlement, la dotation au CPAS est augmentée de 500.000 euros pour atteindre 19,4 millions d'euros. "Sans le bas de laine que nous avons constitué au fil des années grâce à notre bonne gestion, nous aurions été contraints à des mesures douloureuses", a souligné Maxime Prévot, insistant sur l'impact des décisions fédérales et régionales sur les finances communales. Outre le tax-shift, le maïeur a notamment pointé le désinvestissement dans l'administration cadastrale, le financement des pensions des agents statutaires, celui des zones de secours, celui des zones de police en matière de pension et de pécule de vacances, tout comme celui des CPAS en matière de revenu d'intégration. Dans la situation actuelle, le plan de gestion 2023-2027 de la Ville de Namur prévoit un déficit cumulé de près de 70 millions d'euros. Or, ses réserves ne s'élèvent plus qu'à environ dix millions d'euros. Pour limiter ce déficit à 32 millions, le collège communal a retenu neuf mesures. La principale est le non-remplacement de 25% des départs à la pension. A elle seule, elle doit permettre une économie de près de quatre millions d'euros en 2027. Le plan comporte également des réductions des dépenses de fonctionnement et de transferts, une taxe sur les surfaces commerciales vides ou encore une majoration de quatre euros des infractions liées aux horodateurs et au stationnement en zone bleue. Pour maintenir les finances à flot, les autorités communales ont également décidé de faire appel au Plan Oxygène adopté par la gouvernement wallon pour venir en aide aux communes. Prévu sous forme d'un droit de tirage sur cinq ans, celui-ci accorde à la capitale wallonne un montant de 158.695.304 euros. Ces avances de financement devront être remboursées sur 30 ans à hauteur de 85% du capital, la Région wallonne absorbant les 15 derniers pourcents et les intérêts du prêt durant 20 ans. "Ce Plan Oxygène est accueilli avec un large sourire car il permettra à la Ville de renouer avec l'équilibre budgétaire jusqu'en 2028 environ, mais le point d'interrogation reste entier pour les années qui suivront", a encore mis en exergue Maxime Prévot. "On pourra, certes, faire usage du solde des 158 millions disponibles, soit grosso modo 119 millions fin 2027, mais nous devrons parallèlement rembourser 4,5 millions de charges supplémentaires chaque année pour le remboursement du prêt Oxygène. Aussi, je le dis et le redis encore : sans une refonte structurelle des modalités de financement des communes wallonnes, les perspectives de moyen et long termes restent inquiétantes et incertaines pour les pouvoirs locaux, surtout au-delà de 2027", a-t-il conclu. (Belga)