Cette recherche s'est étalée sur 10 ans et a été publiée la semaine dernière dans la revue scientifique Ecography. "Nous avons collecté de très nombreux échantillons de ces micro-algues afin de cartographier la richesse des espèces présentes en Antarctique", explique le professeur Bart Van de Vijver, du Jardin botanique de Meise, qui a dirigé l'équipe internationale à la base de cette découverte. "Nous pensions retrouver en Antarctique les mêmes espèces qu'en Europe et dans le reste du monde." À la place, les scientifiques ont identifié plus de 200 espèces encore jamais observées. "Chaque échantillon a été comparé aux quelque 50.000 espèces déjà connues", poursuit le chercheur. De ce travail minutieux, il est ressorti que la plupart des 370 espèces observées dans 430 lacs de la région antarctique n'ont été trouvées nulle part ailleurs dans le monde. Elles sont donc uniques à l'Antarctique. De plus, ces micro-organismes ont généralement une aire de répartition géographique très limitée. "Nous devons donc limiter les contacts entre ces zones afin de préserver la biodiversité et le caractère unique de ces algues microscopiques", préconisent les chercheurs. En effet, les diatomées sont des acteurs importants du cycle mondial du carbone et sont également responsables de près de 25% de la production mondiale d'oxygène, souligne le Jardin botanique Meise. "Les résultats de cette étude soulignent une fois de plus l'importance de protéger ce continent encore vierge" ainsi que les îles qui le ceinturent et rassemblent à elles seules quelque 270 espèces de diatomées, souligne l'institution. L'équipe scientifique va à présent mener la même étude dans la région du Pôle nord. (Belga)

Cette recherche s'est étalée sur 10 ans et a été publiée la semaine dernière dans la revue scientifique Ecography. "Nous avons collecté de très nombreux échantillons de ces micro-algues afin de cartographier la richesse des espèces présentes en Antarctique", explique le professeur Bart Van de Vijver, du Jardin botanique de Meise, qui a dirigé l'équipe internationale à la base de cette découverte. "Nous pensions retrouver en Antarctique les mêmes espèces qu'en Europe et dans le reste du monde." À la place, les scientifiques ont identifié plus de 200 espèces encore jamais observées. "Chaque échantillon a été comparé aux quelque 50.000 espèces déjà connues", poursuit le chercheur. De ce travail minutieux, il est ressorti que la plupart des 370 espèces observées dans 430 lacs de la région antarctique n'ont été trouvées nulle part ailleurs dans le monde. Elles sont donc uniques à l'Antarctique. De plus, ces micro-organismes ont généralement une aire de répartition géographique très limitée. "Nous devons donc limiter les contacts entre ces zones afin de préserver la biodiversité et le caractère unique de ces algues microscopiques", préconisent les chercheurs. En effet, les diatomées sont des acteurs importants du cycle mondial du carbone et sont également responsables de près de 25% de la production mondiale d'oxygène, souligne le Jardin botanique Meise. "Les résultats de cette étude soulignent une fois de plus l'importance de protéger ce continent encore vierge" ainsi que les îles qui le ceinturent et rassemblent à elles seules quelque 270 espèces de diatomées, souligne l'institution. L'équipe scientifique va à présent mener la même étude dans la région du Pôle nord. (Belga)