Ces critiques se sont amplifiées ces derniers jours après l'arrestation vendredi d'une dizaine de députés du principal parti prokurde de Turquie, le HDP, dont ses deux chefs. Cette nouvelle passe d'armes intervient avant la publication attendue mercredi d'un nouveau rapport d'étape de l'UE sur le processus d'adhésion de la Turquie et qui, selon la presse allemande, devrait épingler Ankara sur la question de la liberté d'expression. "Nous leur avons fait part (aux ambassadeurs) de notre malaise au sujet des positions prises par l'UE", a déclaré à la presse le ministre des Affaires européennes Omer Celik après avoir convoqué les ambassadeurs des pays de l'UE en poste à Ankara pour un entretien. "Nous traversons une période très fragile dans les relations entre la Turquie et l'UE. S'opposer en permanence à la Turquie n'est pas la bonne politique", a-t-il ajouté. La Turquie négocie depuis des années son adhésion au bloc européen mais les tractations sont actuellement enlisées. Ankara attend dans l'immédiat une suppression de l'obligation de visa pour ses ressortissants à l'entrée dans l'UE, dans le cadre du pacte conclu avec l'UE pour freiner l'afflux des migrants vers l'Europe passant par son territoire. Mais les discussions sur ce point sont également très difficiles. M. Celik a de nouveau reproché à l'UE ce que Ankara perçoit comme un soutien insuffisant après le putsch avorté contre le président Recep Tayyip Erdogan à la mi-juillet. (Belga)

Ces critiques se sont amplifiées ces derniers jours après l'arrestation vendredi d'une dizaine de députés du principal parti prokurde de Turquie, le HDP, dont ses deux chefs. Cette nouvelle passe d'armes intervient avant la publication attendue mercredi d'un nouveau rapport d'étape de l'UE sur le processus d'adhésion de la Turquie et qui, selon la presse allemande, devrait épingler Ankara sur la question de la liberté d'expression. "Nous leur avons fait part (aux ambassadeurs) de notre malaise au sujet des positions prises par l'UE", a déclaré à la presse le ministre des Affaires européennes Omer Celik après avoir convoqué les ambassadeurs des pays de l'UE en poste à Ankara pour un entretien. "Nous traversons une période très fragile dans les relations entre la Turquie et l'UE. S'opposer en permanence à la Turquie n'est pas la bonne politique", a-t-il ajouté. La Turquie négocie depuis des années son adhésion au bloc européen mais les tractations sont actuellement enlisées. Ankara attend dans l'immédiat une suppression de l'obligation de visa pour ses ressortissants à l'entrée dans l'UE, dans le cadre du pacte conclu avec l'UE pour freiner l'afflux des migrants vers l'Europe passant par son territoire. Mais les discussions sur ce point sont également très difficiles. M. Celik a de nouveau reproché à l'UE ce que Ankara perçoit comme un soutien insuffisant après le putsch avorté contre le président Recep Tayyip Erdogan à la mi-juillet. (Belga)