La Turquie, qui a commencé à expulser des combattants étrangers de l'État islamique cette semaine, n'est "pas un hôtel" pour ces personnes, a affirmé Suleyman Soylu. L'Allemagne et les Pays-Bas ont accepté le rapatriement de ces "terroristes (de l'Etat islamique), de leurs partenaires et leurs enfants", a déclaré le ministre, ajoutant qu'Ankara attendait la même "attitude constructive" de la part des autres États. Selon le gouvernement allemand, la Turquie envisage d'expulser vendredi deux femmes allemandes qui sont liées à l'organisation djihadiste et qui s'étaient échappées d'un camp dans la ville syrienne d'Ain Issa. Ankara a en outre renvoyé un ressortissant danois lundi tandis qu'un combattant américain présumé est coincé dans une zone tampon entre les frontières turque et grecque depuis lundi. Le gouvernement envisage également de renvoyer 11 membres français de l'EI et deux autres Irlandais, qui ont été capturés en Syrie, selon l'agence de presse étatique Anadolu. D'après le président turc Recep Tayyip Erdogan, le pays recense 1.149 combattants de l'Etat islamique dans ses prisons, dont 737 sont des ressortissants étrangers. (Belga)