Dans son communiqué, le ministère demande à l'institution de renoncer à "toute interférence" dans le système judiciaire turc. Le comité ministériel du Conseil de l'Europe, réuni à Strasbourg (France) depuis mardi, doit se prononcer vendredi sur une possible procédure d'infraction contre Ankara qui a refusé de libérer le philanthrope Osman Kavala. Ce dernier, homme d'affaires prospère et mécène âgé de 64 ans, est emprisonné depuis quatre ans sans jugement, accusé notamment par le régime du président Recep Tayyip Erdogan d'avoir cherché à le renverser. Pour avoir réclamé sa libération le mois dernier, dix ambassadeurs occidentaux, dont celui des Etats-Unis, de la France et de l'Allemagne, ont été menacés d'expulsion par le chef de l'Etat turc qui s'était ravisé in extremis. Lors de la dernière audience, le 26 novembre, le tribunal d'Istanbul a décidé de maintenir M. Kavala en détention jusqu'au 17 janvier au moins, malgré les mises en garde du Conseil qui avait exigé sa libération. La procédure d'infraction n'a été utilisée qu'une seule fois par le passé, en 2017 contre l'Azerbaïdjan qui avait refusé de se plier à une décision similaire du Conseil. C'est la première fois qu'Ankara commente cette menace. (Belga)

Dans son communiqué, le ministère demande à l'institution de renoncer à "toute interférence" dans le système judiciaire turc. Le comité ministériel du Conseil de l'Europe, réuni à Strasbourg (France) depuis mardi, doit se prononcer vendredi sur une possible procédure d'infraction contre Ankara qui a refusé de libérer le philanthrope Osman Kavala. Ce dernier, homme d'affaires prospère et mécène âgé de 64 ans, est emprisonné depuis quatre ans sans jugement, accusé notamment par le régime du président Recep Tayyip Erdogan d'avoir cherché à le renverser. Pour avoir réclamé sa libération le mois dernier, dix ambassadeurs occidentaux, dont celui des Etats-Unis, de la France et de l'Allemagne, ont été menacés d'expulsion par le chef de l'Etat turc qui s'était ravisé in extremis. Lors de la dernière audience, le 26 novembre, le tribunal d'Istanbul a décidé de maintenir M. Kavala en détention jusqu'au 17 janvier au moins, malgré les mises en garde du Conseil qui avait exigé sa libération. La procédure d'infraction n'a été utilisée qu'une seule fois par le passé, en 2017 contre l'Azerbaïdjan qui avait refusé de se plier à une décision similaire du Conseil. C'est la première fois qu'Ankara commente cette menace. (Belga)