"Nous condamnons fermement cette décision qui blesse profondément la conscience de la nation turque", a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué publié jeudi soir. Cette "grave décision (...) nuit à l'esprit de coopération contre le terrorisme", a aussi estimé le ministère. Hampig Sassounian, aujourd'hui âgé de 58 ans, avait été condamné en 1984 pour avoir ouvert le feu sur le diplomate turc, Kemal Arikan, alors qu'il était arrêté à un feu au volant de sa voiture, le 28 janvier 1982. M. Sassounian, immigré arménien vivant dans la banlieue de Los Angeles, avait initialement été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, mais une cour d'appel fédérale avait invalidé le jugement. Il avait à plusieurs reprises demandé une libération conditionnelle, sans succès jusqu'à présent. Un juge d'un tribunal de Los Angeles la lui a accordée récemment et le gouverneur de Californie, qui s'était pourtant précédemment opposé à cette mesure, a fait savoir la semaine dernière qu'il avait décidé de ne pas faire appel. Dans un communiqué publié jeudi, le ministère américain des Affaires étrangères a exprimé "sa profonde déception" concernant cette prochaine remise en liberté de M. Sassounian. "Attaquer un diplomate n'est pas seulement un crime grave contre un individu en particulier, c'est aussi une attaque contre la diplomatie elle-même", a affirmé le département d'Etat, qui a aussi rappelé que les Etats-Unis préconisent l'application de la "peine maximale" prévue par la loi en cas d'assassinat d'un diplomate, "sans libération conditionnelle ou anticipée". Cette affaire intervient au moment où Ankara cherche à réparer ses relations avec Washington, qui se sont fortement tendues depuis 2016. (Belga)

"Nous condamnons fermement cette décision qui blesse profondément la conscience de la nation turque", a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué publié jeudi soir. Cette "grave décision (...) nuit à l'esprit de coopération contre le terrorisme", a aussi estimé le ministère. Hampig Sassounian, aujourd'hui âgé de 58 ans, avait été condamné en 1984 pour avoir ouvert le feu sur le diplomate turc, Kemal Arikan, alors qu'il était arrêté à un feu au volant de sa voiture, le 28 janvier 1982. M. Sassounian, immigré arménien vivant dans la banlieue de Los Angeles, avait initialement été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle, mais une cour d'appel fédérale avait invalidé le jugement. Il avait à plusieurs reprises demandé une libération conditionnelle, sans succès jusqu'à présent. Un juge d'un tribunal de Los Angeles la lui a accordée récemment et le gouverneur de Californie, qui s'était pourtant précédemment opposé à cette mesure, a fait savoir la semaine dernière qu'il avait décidé de ne pas faire appel. Dans un communiqué publié jeudi, le ministère américain des Affaires étrangères a exprimé "sa profonde déception" concernant cette prochaine remise en liberté de M. Sassounian. "Attaquer un diplomate n'est pas seulement un crime grave contre un individu en particulier, c'est aussi une attaque contre la diplomatie elle-même", a affirmé le département d'Etat, qui a aussi rappelé que les Etats-Unis préconisent l'application de la "peine maximale" prévue par la loi en cas d'assassinat d'un diplomate, "sans libération conditionnelle ou anticipée". Cette affaire intervient au moment où Ankara cherche à réparer ses relations avec Washington, qui se sont fortement tendues depuis 2016. (Belga)