Mobilisant plusieurs bâtiments militaires au large de Marmaris (sud-ouest de la Turquie), ces manoeuvres baptisées "Dynamic Monarch" consistent à simuler différentes manières de porter secours à l'équipage d'un sous-marin en détresse. Plusieurs sous-marins, des avions et quelque 1.000 personnes de neuf pays, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, sont mobilisés pour ces manoeuvres qui ont débuté il y a deux semaines et doivent s'achever vendredi. Lors d'une visite pour la presse organisée mercredi, les participants ont envoyé un message d'unité, insistant sur leur volonté de développer l'interopérabilité entre les différents pays membres de l'Alliance. La Turquie "nous fournit avec constance (...) du personnel opérationnel dans la région", a souligné lors d'une conférence de presse le chef de la force maritime de l'Otan, le vice-amiral britannique Clive Johnstone. "La Turquie est fondamentale pour la sécurité de l'Europe", a renchéri auprès de l'AFP un responsable de l'Otan sous couvert d'anonymat. "Elle dispose de la deuxième armée de l'Otan et contribue de façon importante à l'Alliance", a-t-il ajouté. Cependant, ces manoeuvres surviennent sur fond de vives tensions entre Ankara et certains de ses partenaires clés au sein de l'Otan, comme Washington et Berlin. La semaine dernière, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé la signature d'un contrat portant sur l'achat par Ankara de systèmes de défense antiaérienne S-400 à Moscou, renforçant davantage l'inquiétude de ses partenaires occidentaux. En réaction, des responsables de l'Otan avaient souligné la nécessité pour chaque membre de l'Alliance d'utiliser des systèmes compatibles avec ceux utilisés par leurs autres partenaires. (Belga)

Mobilisant plusieurs bâtiments militaires au large de Marmaris (sud-ouest de la Turquie), ces manoeuvres baptisées "Dynamic Monarch" consistent à simuler différentes manières de porter secours à l'équipage d'un sous-marin en détresse. Plusieurs sous-marins, des avions et quelque 1.000 personnes de neuf pays, dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, sont mobilisés pour ces manoeuvres qui ont débuté il y a deux semaines et doivent s'achever vendredi. Lors d'une visite pour la presse organisée mercredi, les participants ont envoyé un message d'unité, insistant sur leur volonté de développer l'interopérabilité entre les différents pays membres de l'Alliance. La Turquie "nous fournit avec constance (...) du personnel opérationnel dans la région", a souligné lors d'une conférence de presse le chef de la force maritime de l'Otan, le vice-amiral britannique Clive Johnstone. "La Turquie est fondamentale pour la sécurité de l'Europe", a renchéri auprès de l'AFP un responsable de l'Otan sous couvert d'anonymat. "Elle dispose de la deuxième armée de l'Otan et contribue de façon importante à l'Alliance", a-t-il ajouté. Cependant, ces manoeuvres surviennent sur fond de vives tensions entre Ankara et certains de ses partenaires clés au sein de l'Otan, comme Washington et Berlin. La semaine dernière, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé la signature d'un contrat portant sur l'achat par Ankara de systèmes de défense antiaérienne S-400 à Moscou, renforçant davantage l'inquiétude de ses partenaires occidentaux. En réaction, des responsables de l'Otan avaient souligné la nécessité pour chaque membre de l'Alliance d'utiliser des systèmes compatibles avec ceux utilisés par leurs autres partenaires. (Belga)