La mise en oeuvre concrète de la mesure soulevait en effet mercredi soir pas mal de questions auprès des différents acteurs. Une réunion mercredi après-midi avec la ministre de l'Education Caroline Désir (PS) n'a pas permis d'y voir beaucoup plus clair. Syndicats et pouvoirs organisateurs ont fait part à cette occasion de nombreuses préoccupations, souvent communes. La décision notamment de maintenir les écoles maternelles ouvertes, alors que c'est là que les contacts entre enfants et profs sont les plus importants, passe très mal auprès des enseignants. "Les retours que l'on a du terrain font état d'un très grand mécontentement", confie un responsable syndical. "Les profs se sentent vraiment méprisés par le Codeco. Il y aura certainement des actions de grèves la semaine prochaine, ça c'est sûr", prévient-il. Face à ce constat, les acteurs de l'école ont suggéré mercredi à la ministre Désir d'aller plus loin que les décisions du Codeco et d'imposer elle-même la fermeture des maternelles la semaine prochaine en Wallonie et à Bruxelles. La ministre, dit-on, n'aurait pas fermé la porte, mais a demandé à pouvoir consulter d'abord ses partenaires de majorité à ce sujet. La suspension de tous les cours en présentiel dans tout le primaire et le secondaire a aussi fait l'objet d'un long échange mercredi. Si l'opération ne devrait pas poser trop de problèmes pour les 2e et 3e degrés du secondaire qui fonctionnent déjà avec des cours à 50% à distance depuis l'automne, en revanche dans tout le primaire et le 1er degré, le saut vers du distanciel à 100% en deux jours à peine est, de l'aveu général, jugé impossible. "Il y aura au mieux des travaux de révision, mais certainement pas de matière nouvelle...", dit-on. Ici aussi, les acteurs de l'école ont suggéré à la ministre Désir de suspendre complètement les cours dans le primaire la semaine prochaine. Ces élèves bénéficieraient dès lors d'une semaine de vacances supplémentaires avant la trêve de Pâques. L'effort d'organiser des cours à 100% en distanciel serait ainsi concentré sur le seul niveau secondaire. Un point en tout cas a fait consensus mercredi. Pour le fondamental, tous les acteurs ont reconnu l'importance d'assurer la semaine prochaine des garderies pour les enfants de parents exerçant des métiers jugés essentiels, ou sans solution de garde. Interrogé mercredi soir, le cabinet de la ministre Désir précisait que la réflexion sur l'organisation concrète de la semaine prochaine était toujours en cours. De nouveaux contacts sont prévus pour "trouver les meilleures solutions et essayer d'apaiser la situation", selon le porte-parole de la ministre. Une nouvelle réunion est prévue jeudi midi avec les acteurs, la ministre Désir et le ministre-président Jeholet. Un projet de circulaire destinée aux directions d'école devrait leur être présenté. Dernier élément: les acteurs de l'école francophone attendaient aussi mercredi soir avec impatience les réactions de leurs homologues du nord du pays après les décisions du Codeco. Ceux-ci ne voient en effet leur ministre que ce mercredi soir pour discuter de la mise en oeuvre pratique. Une mobilisation de ces derniers pourrait en effet aider à revoir certaine décision, notamment sur le maternel, disait-on dans le camp francophone. (Belga)

La mise en oeuvre concrète de la mesure soulevait en effet mercredi soir pas mal de questions auprès des différents acteurs. Une réunion mercredi après-midi avec la ministre de l'Education Caroline Désir (PS) n'a pas permis d'y voir beaucoup plus clair. Syndicats et pouvoirs organisateurs ont fait part à cette occasion de nombreuses préoccupations, souvent communes. La décision notamment de maintenir les écoles maternelles ouvertes, alors que c'est là que les contacts entre enfants et profs sont les plus importants, passe très mal auprès des enseignants. "Les retours que l'on a du terrain font état d'un très grand mécontentement", confie un responsable syndical. "Les profs se sentent vraiment méprisés par le Codeco. Il y aura certainement des actions de grèves la semaine prochaine, ça c'est sûr", prévient-il. Face à ce constat, les acteurs de l'école ont suggéré mercredi à la ministre Désir d'aller plus loin que les décisions du Codeco et d'imposer elle-même la fermeture des maternelles la semaine prochaine en Wallonie et à Bruxelles. La ministre, dit-on, n'aurait pas fermé la porte, mais a demandé à pouvoir consulter d'abord ses partenaires de majorité à ce sujet. La suspension de tous les cours en présentiel dans tout le primaire et le secondaire a aussi fait l'objet d'un long échange mercredi. Si l'opération ne devrait pas poser trop de problèmes pour les 2e et 3e degrés du secondaire qui fonctionnent déjà avec des cours à 50% à distance depuis l'automne, en revanche dans tout le primaire et le 1er degré, le saut vers du distanciel à 100% en deux jours à peine est, de l'aveu général, jugé impossible. "Il y aura au mieux des travaux de révision, mais certainement pas de matière nouvelle...", dit-on. Ici aussi, les acteurs de l'école ont suggéré à la ministre Désir de suspendre complètement les cours dans le primaire la semaine prochaine. Ces élèves bénéficieraient dès lors d'une semaine de vacances supplémentaires avant la trêve de Pâques. L'effort d'organiser des cours à 100% en distanciel serait ainsi concentré sur le seul niveau secondaire. Un point en tout cas a fait consensus mercredi. Pour le fondamental, tous les acteurs ont reconnu l'importance d'assurer la semaine prochaine des garderies pour les enfants de parents exerçant des métiers jugés essentiels, ou sans solution de garde. Interrogé mercredi soir, le cabinet de la ministre Désir précisait que la réflexion sur l'organisation concrète de la semaine prochaine était toujours en cours. De nouveaux contacts sont prévus pour "trouver les meilleures solutions et essayer d'apaiser la situation", selon le porte-parole de la ministre. Une nouvelle réunion est prévue jeudi midi avec les acteurs, la ministre Désir et le ministre-président Jeholet. Un projet de circulaire destinée aux directions d'école devrait leur être présenté. Dernier élément: les acteurs de l'école francophone attendaient aussi mercredi soir avec impatience les réactions de leurs homologues du nord du pays après les décisions du Codeco. Ceux-ci ne voient en effet leur ministre que ce mercredi soir pour discuter de la mise en oeuvre pratique. Une mobilisation de ces derniers pourrait en effet aider à revoir certaine décision, notamment sur le maternel, disait-on dans le camp francophone. (Belga)