Avec la Ligue des droits humains, Unia a donc introduit en mai dernier une "action en cessation de discrimination" devant le tribunal du travail à l'encontre de la Stib, le plus gros employeur bruxellois. La plaignante est juriste : elle a postulé pour deux postes, l'un de Legal Officer et l'autre de Business Analyst, deux fonctions qui ne sont donc pas en contact avec le public. Dans les deux cas, son évaluation était bonne, assurent Unia et la LDH, la plaignante estimant que c'est son intention de garder son voile qui a été à l'origine de son non-engagement. La Stib conteste cette version des faits: "Si la personne n'a pas été retenue, c'est parce qu'elle ne disposait pas des compétences recherchées", insiste Françoise Ledune, porte-parole. Après l'échange d'un certain nombre de "jeux de conclusions" des différentes parties, l'audience est fixée au 23 avril. Le tribunal devra alors estimer s'il y a, ou non, discrimination. (Belga)