A la fin de l'an passé, les nationalistes flamands ont affiché leurs réticences à l'égard de la sortie du nucléaire qu'entérine le projet de Pacte énergétique élaboré par les quatre ministres de l'Energie du pays, en invoquant le coût pour les ménages et les entreprises. Le Bureau du Plan et le professeur Johan Albrecht ont été chargés d'évaluer l'évolution du coût de l'énergie en Belgique dans les années à venir en envisageant divers scénarios.

Le surcoût pour les ménages s'élèverait à 15 euros hors TVA à partir de 2025, date prévue de sortie du nucléaire. Il comprend l'investissement des producteurs dans les centrales à gaz, le prix du gaz nécessaire à la production d'électricité ainsi que les subsides du gouvernement fédéral pour centrales. Ce coût n'est en revanche pas lié aux frais de démantèlement des centrales et de retraitement des déchets nucléaires, et ne recouvre que les compétences fédérales. Le coût du soutien au renouvelable n'est donc pas compris.

Pour les entreprises, la situation sera "un peu plus compliquée", selon la ministre. Des ristournes à discuter avec les partenaires de la majorité pourraient être octroyées aux entreprises en concurrence avec l'étranger, a-t-elle indiqué.