Une résolution rédigée par les Etats-Unis en ce sens, qui semble présager une fin en 2022 de l'engagement militaire international au large de la Somalie, a été approuvée à l'unanimité des 15 membres du Conseil. Pour la Somalie, l'absence d'attaques justifie le besoin de mettre un terme à cette autorisation onusienne. Le délai de trois mois doit "permettre une transition vers un cadre de coopération maritime bilatérale dans les eaux nationales somaliennes", a affirmé l'ambassadeur adjoint de ce pays auprès de l'ONU, Abukar Dahir Osman. Alors que son pays est en campagne électorale, il a évoqué la nécessité qu'il retrouve sa souveraineté tout en saluant "une opération couronnée de succès ayant mené à l'éradication de la piraterie". "L'absence de pirates ne laisse aucun doute sur le fait que la poursuite de cette militarisation de nos eaux nationales et territoriales est bien un enjeu non lié à la piraterie ou au vol à main armée de la plus grande partie de la Somalie", a-t-il jugé. Lors des négociations, selon des diplomates, le Conseil de sécurité s'est heurté à une ferme opposition de la Somalie pour une reconduction à l'identique de l'autorisation sur un an. Les autorités somaliennes ont réclamé de "revoir les règles du jeu", a résumé l'un d'entre eux sous couvert d'anonymat. "L'an dernier, ils n'en voulaient déjà plus et on avait obtenu 12 mois supplémentaires". Cette année, "au départ, ils ont dit deux mois ou rien et on est passé à trois mois", a ajouté cette source. La lutte contre la piraterie en mer au large de la Somalie est notamment assurée par les Etats-Unis et l'opération aéro-navale européenne Atalante qui mobilise navires et avions de surveillance maritime. Cette dernière opération, créée en 2008, avait été prolongée par le Conseil européen jusqu'en décembre 2022 sous couvert du mandat du Conseil de sécurité. (Belga)

Une résolution rédigée par les Etats-Unis en ce sens, qui semble présager une fin en 2022 de l'engagement militaire international au large de la Somalie, a été approuvée à l'unanimité des 15 membres du Conseil. Pour la Somalie, l'absence d'attaques justifie le besoin de mettre un terme à cette autorisation onusienne. Le délai de trois mois doit "permettre une transition vers un cadre de coopération maritime bilatérale dans les eaux nationales somaliennes", a affirmé l'ambassadeur adjoint de ce pays auprès de l'ONU, Abukar Dahir Osman. Alors que son pays est en campagne électorale, il a évoqué la nécessité qu'il retrouve sa souveraineté tout en saluant "une opération couronnée de succès ayant mené à l'éradication de la piraterie". "L'absence de pirates ne laisse aucun doute sur le fait que la poursuite de cette militarisation de nos eaux nationales et territoriales est bien un enjeu non lié à la piraterie ou au vol à main armée de la plus grande partie de la Somalie", a-t-il jugé. Lors des négociations, selon des diplomates, le Conseil de sécurité s'est heurté à une ferme opposition de la Somalie pour une reconduction à l'identique de l'autorisation sur un an. Les autorités somaliennes ont réclamé de "revoir les règles du jeu", a résumé l'un d'entre eux sous couvert d'anonymat. "L'an dernier, ils n'en voulaient déjà plus et on avait obtenu 12 mois supplémentaires". Cette année, "au départ, ils ont dit deux mois ou rien et on est passé à trois mois", a ajouté cette source. La lutte contre la piraterie en mer au large de la Somalie est notamment assurée par les Etats-Unis et l'opération aéro-navale européenne Atalante qui mobilise navires et avions de surveillance maritime. Cette dernière opération, créée en 2008, avait été prolongée par le Conseil européen jusqu'en décembre 2022 sous couvert du mandat du Conseil de sécurité. (Belga)