La crise du Covid-19 aura un impact négatif sur la paix dans le monde, avec un virus qui risque "d'exacerber les crises humanitaires et aggraver et encourager les troubles et conflits", réduisant à néant des années de développement socio-économique, selon le rapport. Les réductions des aides internationales risquent en outre de déstabiliser encore davantage des pays fragiles tels que le Liberia, l'Afghanistan et le Soudan du Sud. "Les pays dotés d'une mauvaise cote de crédit, comme le Brésil, le Pakistan et l'Argentine, peuvent également avoir du mal à emprunter, à rembourser leur dette et à soutenir leur économie, ce qui augmente le risque d'instabilité politique, d'émeutes et de violence." Mais des perturbations interviennent aussi dans des pays stables, avec une pression sur les réponses à apporter à la crise. "Une instabilité politique croissante est attendue en Europe, avec des émeutes et des grèves générales qui devraient s'intensifier." Il sera par contre important de suivre cette année l'activité de l'Arabie Saoudite au Yémen, l'intervention russe et turque en Syrie et le soutien de l'Iran aux milices, comme le Hezbollah. Ces conflits pourraient en effet devenir plus difficiles à financer à la suite du déclin des économies et de la chute du prix du pétrole. Deux groupes de pays risquent de se former: ceux connaissant la stabilité, les autres une diminution des niveaux de paix et de prospérité. L'Italie, la Grèce, la Lettonie et la Pologne risquent de moins bien surmonter les conséquences de la crise. Par ailleurs, la Belgique (17e) a progressé en 2019 dans cet Indice mondial de la Paix, grâce à "une diminution des homicides et moins de décès dus à des conflits organisés", souligne le rapport. L'Islande figure en première position. (Belga)

La crise du Covid-19 aura un impact négatif sur la paix dans le monde, avec un virus qui risque "d'exacerber les crises humanitaires et aggraver et encourager les troubles et conflits", réduisant à néant des années de développement socio-économique, selon le rapport. Les réductions des aides internationales risquent en outre de déstabiliser encore davantage des pays fragiles tels que le Liberia, l'Afghanistan et le Soudan du Sud. "Les pays dotés d'une mauvaise cote de crédit, comme le Brésil, le Pakistan et l'Argentine, peuvent également avoir du mal à emprunter, à rembourser leur dette et à soutenir leur économie, ce qui augmente le risque d'instabilité politique, d'émeutes et de violence." Mais des perturbations interviennent aussi dans des pays stables, avec une pression sur les réponses à apporter à la crise. "Une instabilité politique croissante est attendue en Europe, avec des émeutes et des grèves générales qui devraient s'intensifier." Il sera par contre important de suivre cette année l'activité de l'Arabie Saoudite au Yémen, l'intervention russe et turque en Syrie et le soutien de l'Iran aux milices, comme le Hezbollah. Ces conflits pourraient en effet devenir plus difficiles à financer à la suite du déclin des économies et de la chute du prix du pétrole. Deux groupes de pays risquent de se former: ceux connaissant la stabilité, les autres une diminution des niveaux de paix et de prospérité. L'Italie, la Grèce, la Lettonie et la Pologne risquent de moins bien surmonter les conséquences de la crise. Par ailleurs, la Belgique (17e) a progressé en 2019 dans cet Indice mondial de la Paix, grâce à "une diminution des homicides et moins de décès dus à des conflits organisés", souligne le rapport. L'Islande figure en première position. (Belga)