"Nos dirigeants ont eu sept mois pour faire mieux que la première vague, le résultat? La gestion de la crise est catastrophique", s'insurge le mouvement de soignants. "Le gouvernement préfère culpabiliser honteusement la population." Face à la pandémie, "nous n'avons que des réponses médiocres et court-termistes: primes, délégation des soins, appels aux bénévoles, prêt aux hôpitaux, etc.", poursuivent les travailleurs de la santé. Le mouvement souligne par ailleurs que le dépistage est "loin d'être massif", contrairement aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). De plus, "l'isolement des personnes contaminées est tout relatif quand on impose, par exemple, au personnel de la santé de travailler positif au Covid-19". La logique de réduction des coûts dure depuis des années, explique le mouvement, entraînant "marchandisation du soin, manque d'effectifs, sous-financement et précarisation des salaires". Une réalité qui pousse les soignants à "mettre les patients en danger", alertent-ils. "Alors que nous nous tuons, parfois littéralement, à la tâche, le gouvernement nous remercie avec ce qui équivaut à un bon d'achat pour les fêtes", proteste Santé en lutte, qui appelle les travailleurs du secteur à utiliser la nouvelle prime octroyée pour organiser des actions et faire grève "partout où il est nécessaire". Un rassemblement est prévu le 11 décembre rue de la Loi à 17h00. (Belga)

"Nos dirigeants ont eu sept mois pour faire mieux que la première vague, le résultat? La gestion de la crise est catastrophique", s'insurge le mouvement de soignants. "Le gouvernement préfère culpabiliser honteusement la population." Face à la pandémie, "nous n'avons que des réponses médiocres et court-termistes: primes, délégation des soins, appels aux bénévoles, prêt aux hôpitaux, etc.", poursuivent les travailleurs de la santé. Le mouvement souligne par ailleurs que le dépistage est "loin d'être massif", contrairement aux recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). De plus, "l'isolement des personnes contaminées est tout relatif quand on impose, par exemple, au personnel de la santé de travailler positif au Covid-19". La logique de réduction des coûts dure depuis des années, explique le mouvement, entraînant "marchandisation du soin, manque d'effectifs, sous-financement et précarisation des salaires". Une réalité qui pousse les soignants à "mettre les patients en danger", alertent-ils. "Alors que nous nous tuons, parfois littéralement, à la tâche, le gouvernement nous remercie avec ce qui équivaut à un bon d'achat pour les fêtes", proteste Santé en lutte, qui appelle les travailleurs du secteur à utiliser la nouvelle prime octroyée pour organiser des actions et faire grève "partout où il est nécessaire". Un rassemblement est prévu le 11 décembre rue de la Loi à 17h00. (Belga)