Joe Ousalice, 68 ans, a multiplié les missions pendant 18 ans en Irlande du Nord, au Moyen-Orient et lors de la guerre des Malouines avant d'être forcé de quitter l'armée, en vertu d'un règlement de l'époque interdisant l'homosexualité dans ses rangs, aboli en 2000. Une médaille d'ancienneté et de bonne conduite qui lui avait été retirée lui "sera rendue en personne", a indiqué le ministère dans un communiqué transmis à l'AFP. Le ministère juge le règlement en question "erroné, discriminatoire et injuste" et estime que le vétéran a été traité d'une manière "qui ne serait pas acceptable aujourd'hui". "Pour cela, nous nous excusons", a-t-il ajouté. Dans un communiqué diffusé mardi, l'association de défense des droits humains Liberty, qui représentait Joe Ousalice dans son combat judiciaire, a précisé que cette décision du ministère était le résultat d'un accord à l'amiable. "Je veux que les autres vétérans LGBT sachent qu'ils ne sont pas seuls et que nous méritons tous la même reconnaissance", a lancé Joe Ousalice, cité dans le communiqué de Liberty. Dans un entretien en mai à la BBC, le vétéran a raconté qu'il vivait une double vie pendant ses années de service militaire en raison de sa bisexualité. "Chaque jour, je faisais attention à ce que je disais, à ce que je faisais", s'est-il remémoré. Il a été reconnu coupable devant la cour martiale d'avoir "été au lit" avec un autre marin, ce qu'il a toujours nié. Le militant pour les droits humains Peter Tatchell estime que la remise de la médaille est un "pas dans la bonne direction", mais que ce n'est pas suffisant. "Les militaires homosexuels qui ont été renvoyés méritent non seulement le rétablissement de leurs médailles, mais également une compensation financière pour leur perte de revenu, de logement et de pensions", a-t-il déclaré à l'AFP. (Belga)

Joe Ousalice, 68 ans, a multiplié les missions pendant 18 ans en Irlande du Nord, au Moyen-Orient et lors de la guerre des Malouines avant d'être forcé de quitter l'armée, en vertu d'un règlement de l'époque interdisant l'homosexualité dans ses rangs, aboli en 2000. Une médaille d'ancienneté et de bonne conduite qui lui avait été retirée lui "sera rendue en personne", a indiqué le ministère dans un communiqué transmis à l'AFP. Le ministère juge le règlement en question "erroné, discriminatoire et injuste" et estime que le vétéran a été traité d'une manière "qui ne serait pas acceptable aujourd'hui". "Pour cela, nous nous excusons", a-t-il ajouté. Dans un communiqué diffusé mardi, l'association de défense des droits humains Liberty, qui représentait Joe Ousalice dans son combat judiciaire, a précisé que cette décision du ministère était le résultat d'un accord à l'amiable. "Je veux que les autres vétérans LGBT sachent qu'ils ne sont pas seuls et que nous méritons tous la même reconnaissance", a lancé Joe Ousalice, cité dans le communiqué de Liberty. Dans un entretien en mai à la BBC, le vétéran a raconté qu'il vivait une double vie pendant ses années de service militaire en raison de sa bisexualité. "Chaque jour, je faisais attention à ce que je disais, à ce que je faisais", s'est-il remémoré. Il a été reconnu coupable devant la cour martiale d'avoir "été au lit" avec un autre marin, ce qu'il a toujours nié. Le militant pour les droits humains Peter Tatchell estime que la remise de la médaille est un "pas dans la bonne direction", mais que ce n'est pas suffisant. "Les militaires homosexuels qui ont été renvoyés méritent non seulement le rétablissement de leurs médailles, mais également une compensation financière pour leur perte de revenu, de logement et de pensions", a-t-il déclaré à l'AFP. (Belga)