L'épidémie d'Ebola qui a frappé la Guinée puis le Liberia et la Sierra Leone, est la plus vaste jamais enregistrée. Dès le 31 mars 2014, MSF avait averti que l'ampleur des contaminations était "sans précédent". Il faudra pourtant attendre qu'un cas soit diagnostiqué aux Etats-Unis en septembre 2014 pour que le monde se soucie enfin de ces trois petits pays africains. Dans l'ouvrage "La politique de la peur. Médecins sans frontières et l'épidémie d'Ebola" (Renaissance du livre), le personnel de MSF mais aussi des chercheurs indépendants reviennent sur la manière dont l'association et les autorités ont géré cet épisode. "La peur fut le maître mot", résument les co-directeurs du livre et experts de MSF Michiel Hofman et Sokhieng Au. "Sur place, les gouvernements nationaux ont, dans un premier temps, essayé de protéger leur souveraineté et leur économie en niant les effets de la maladie." A l'étranger, "l'immense couverture consacrée à Ebola entraîna moins une pluie de marques de sympathie et de soutien pour les personnes en souffrance ou en péril qu'un déluge de mesures d'autoprotection et de 'sécurisation'." Le confinement, principale mesure mise en place, était nécessaire mais certains malades se sont cachés pour éviter d'être éloignés de leurs proches. Il aurait fallu les "attirer avec un bénéfice de traitement plutôt que par la menace", a témoigné à Bruxelles l'épidémiologiste Armand Sprecher, l'un des contributeurs du livre. (Belga)

L'épidémie d'Ebola qui a frappé la Guinée puis le Liberia et la Sierra Leone, est la plus vaste jamais enregistrée. Dès le 31 mars 2014, MSF avait averti que l'ampleur des contaminations était "sans précédent". Il faudra pourtant attendre qu'un cas soit diagnostiqué aux Etats-Unis en septembre 2014 pour que le monde se soucie enfin de ces trois petits pays africains. Dans l'ouvrage "La politique de la peur. Médecins sans frontières et l'épidémie d'Ebola" (Renaissance du livre), le personnel de MSF mais aussi des chercheurs indépendants reviennent sur la manière dont l'association et les autorités ont géré cet épisode. "La peur fut le maître mot", résument les co-directeurs du livre et experts de MSF Michiel Hofman et Sokhieng Au. "Sur place, les gouvernements nationaux ont, dans un premier temps, essayé de protéger leur souveraineté et leur économie en niant les effets de la maladie." A l'étranger, "l'immense couverture consacrée à Ebola entraîna moins une pluie de marques de sympathie et de soutien pour les personnes en souffrance ou en péril qu'un déluge de mesures d'autoprotection et de 'sécurisation'." Le confinement, principale mesure mise en place, était nécessaire mais certains malades se sont cachés pour éviter d'être éloignés de leurs proches. Il aurait fallu les "attirer avec un bénéfice de traitement plutôt que par la menace", a témoigné à Bruxelles l'épidémiologiste Armand Sprecher, l'un des contributeurs du livre. (Belga)