Selon plusieurs sources, la discussion menée mardi au sein du bureau élargi du Parlement flamand a débouché sur un sérieux affrontement entre la N-VA et le CD&V, et ce dans un contexte politique déjà tendu au nord du pays, toujours sans nouvelle majorité près de quatre mois après les élections.

A l'inverse du Parlement fédéral, les différents familles politiques sont placées dans l'assemblée flamande en fonction de leur positionnement sur l'axe politique classique gauche-droite. Sur cette base, les élus PVDA s'asseyent logiquement à l'extrême gauche. Et les députés Vlaams Belang à l'extrême droite.

La N-VA, le plus grand parti flamand, n'est toutefois pas très satisfaite de cette règle et voudrait en changer. Actuellement répartis à la fois sur la travée centrale, ainsi que partiellement sur celle de droite (à côté des élus VB), les nationalistes -qui se considèrent comme un parti du centre, et non de droite- voudraient, pour le symbole, changer de place et occuper quasiment à eux seuls toute la partie centrale de l'hémicycle, au détriment des députés CD&V ou Open Vld.

En 2014, au début de la législature précédente, la N-VA avait déjà fait part de ce souhait, mais n'avait pas obtenu gain de cause.

En ce début de nouvelle législature, le parti de Bart De Wever revient donc à la charge avec sa demande. Pour sortir de l'ornière, plusieurs scénarios de partage, notamment une avec l'installation des élus VB au centre de l'hémicycle, ont été avancées, mais N-VA et CD&V n'arrivent définitivement pas à s'entendre.

Conséquence: le différend devrait remonter au niveau des négociateurs politiques flamands qui tentent depuis des semaines déjà de former une nouvelle coalition flamande...