La Reine a discuté avec des adolescents victimes de proxénétisme et s'est entretenue avec l'ASBL NE(S)T, une organisation flamande qui soutient et accompagne les victimes de telles maltraitances. La souveraine a ensuite suivi une table ronde sur le proxénétisme chez les ados. Des experts du phénomène en Belgique y ont passé en revue les défis et les solutions possibles quant à l'approche de cette problématique. "Trois ans et demi se sont écoulés depuis que Child Focus a mené une enquête innovante sur ce phénomène en Flandre et nous devons malheureusement noter que, même si des progrès ont été réalisés, il reste encore beaucoup de travail à faire. L'accompagnement et l'accueil adaptés ne sont toujours pas élaborés, la circulation de l'information entre tous les acteurs reste difficile et de nombreux auteurs sont toujours en liberté", a relevé dans un communiqué jeudi Child Focus, dont la Reine est présidente d'honneur depuis 2014. La Fondation pour enfants disparus et sexuellement exploités a insisté pour que cette problématique soit également prise en charge à Bruxelles et en Wallonie. "Ce n'est que si nous disposons également des informations correctes que nous pourrons découvrir les problèmes éventuels, prendre les mesures nécessaires pour soutenir et protéger toutes les victimes (potentielles) en Belgique, indépendamment de leur âge, lieu de résidence, origine ou contexte", a souligné l'association, qui espère que le phénomène des proxénètes d'adolescents en Belgique sera mis au sommet de l'agenda politique lors de la prochaine législature. En 2018, Child Focus a ouvert 39 nouveaux dossiers relatifs à la prostitution de mineurs d'âge, dont 28 concernaient des victimes de proxénètes d'adolescents. (Belga)