Par contre, il semble évident que bon nombre de candidats ont anticipé la réforme. En effet, sur la période allant de janvier 2017 à juin 2018, c'est-à-dire celle avant la réforme de l'examen pratique du permis de conduire, 6.811 personnes se sont présentées en moyenne par mois contre 5.378 en moyenne après, soit une baisse de 21% entre les deux périodes comparées.

"Le taux de réussite, quant à lui, est stationnaire. Entre juillet 2017 et juin 2018, le taux de réussite moyen était de 58,9% tandis qu'entre juillet 2018 et juillet 2019, il était de 57,6%, soit une très petite baisse de réussite de 1,3" point de pourcentage, constate le SPW dans un communiqué.

Parmi les nouveautés intervenues avec la réforme, figure le test de capacité technique à la conduite qui est dorénavant nécessaire pour le candidat qui souhaite rouler seul avec un permis provisoire. Il consiste en un test pratique moins exigeant qu'un examen en vue d'obtenir le permis définitif, considérant que le candidat, bien que devant démontrer une maîtrise technique du véhicule, doit continuer son apprentissage sous le couvert de son permis provisoire et acquérir d'autres compétences, rappelle l'administration wallonne. De juillet 2018 à juillet 2019, il y a eu une moyenne de 150 participants/mois à ce test et un taux de réussite moyen de 55,9%.

Quant au test de perception du risque, obligatoire avant d'obtenir le permis définitif ou pour pouvoir prétendre au permis provisoire de 18 mois, il consiste en une mise en situation sur ordinateur. Entre mars 2018, moment où il a été lancé, et juillet 2019, il y a eu une moyenne de 5.069 inscrits/mois pour un taux de réussite moyen de 66% pour cette même période.

Pour rappel, en Wallonie, les modalités d'accès au permis B ont été modifiées en deux temps: d'abord, l'examen théorique au 1er janvier 2018 et, ensuite, l'apprentissage et l'examen pratique, six mois plus tard, au 1er juillet 2018.