Un volet concerne les plans stratégiques que les États membres devront remettre, l'autre règle l'organisation commune des marchés, le troisième traite de financement, gestion et suivi pour la programmation budgétaire 2021-2027. Les trois textes ont recueilli une large majorité et doivent maintenant passer par la plénière, potentiellement en novembre, et par le Conseil (États membres). La Politique agricole commune, un des plus gros postes de dépense de l'UE (elle représente un peu plus de 31% du cadre financier européen 2021-2027), deviendra plus "verte", "équitable" et "transparente", affirme la commission AGRI. Ces votes ont validé un accord interinstitutionnel intervenu en juin dernier, après de longs mois de négociations. La réforme doit être appliquée à partir de début 2023 et jusque fin 2027. Les règles précédentes ont expiré fin 2020, mais des règles transitoires sont actuellement en vigueur jusque fin 2022. L'accord entre négociateurs du Parlement et du Conseil de juin dernier allait dans le sens d'une meilleure adaptation de la PAC aux besoins de chaque État membre. Il introduit aussi des éco-régimes, des aides directes supplémentaires aux agriculteurs volontaires sur le plan environnemental. La réforme ne fait pas que des heureux. La libérale flamande Hilde Vautmans (Renew) a applaudi le vote, jeudi, accueillant positivement une flexibilité accrue "pour protéger et mieux utiliser la diversité de nos secteurs agricoles à travers l'Europe, mais tout en maintenant un cadre fort au niveau européen". Le socialiste francophone Marc Tarabella (S&D) estime à l'inverse que la latitude laissée à chaque État sur son utilisation interne de la PAC est disproportionnée. La PAC "était commune, mais ne le sera plus", selon lui. Il voit cependant un point positif dans le renforcement de l'organisation commune des marchés. À propos de ces plans stratégiques nationaux, censés être soumis par les États membres pour approbation d'ici la fin de l'année, la Commission européenne s'attend à des "négociations ardues". Lors d'une réunion européenne en début de semaine, le ministre fédéral belge de l'Agriculture David Clarinval avait fait part de son scepticisme sur le calendrier. "Nous avons deux plans stratégiques, pour la Flandre et la Wallonie. Cela sera difficile de les conclure avant la fin de l'année", a-t-il dit. (Belga)

Un volet concerne les plans stratégiques que les États membres devront remettre, l'autre règle l'organisation commune des marchés, le troisième traite de financement, gestion et suivi pour la programmation budgétaire 2021-2027. Les trois textes ont recueilli une large majorité et doivent maintenant passer par la plénière, potentiellement en novembre, et par le Conseil (États membres). La Politique agricole commune, un des plus gros postes de dépense de l'UE (elle représente un peu plus de 31% du cadre financier européen 2021-2027), deviendra plus "verte", "équitable" et "transparente", affirme la commission AGRI. Ces votes ont validé un accord interinstitutionnel intervenu en juin dernier, après de longs mois de négociations. La réforme doit être appliquée à partir de début 2023 et jusque fin 2027. Les règles précédentes ont expiré fin 2020, mais des règles transitoires sont actuellement en vigueur jusque fin 2022. L'accord entre négociateurs du Parlement et du Conseil de juin dernier allait dans le sens d'une meilleure adaptation de la PAC aux besoins de chaque État membre. Il introduit aussi des éco-régimes, des aides directes supplémentaires aux agriculteurs volontaires sur le plan environnemental. La réforme ne fait pas que des heureux. La libérale flamande Hilde Vautmans (Renew) a applaudi le vote, jeudi, accueillant positivement une flexibilité accrue "pour protéger et mieux utiliser la diversité de nos secteurs agricoles à travers l'Europe, mais tout en maintenant un cadre fort au niveau européen". Le socialiste francophone Marc Tarabella (S&D) estime à l'inverse que la latitude laissée à chaque État sur son utilisation interne de la PAC est disproportionnée. La PAC "était commune, mais ne le sera plus", selon lui. Il voit cependant un point positif dans le renforcement de l'organisation commune des marchés. À propos de ces plans stratégiques nationaux, censés être soumis par les États membres pour approbation d'ici la fin de l'année, la Commission européenne s'attend à des "négociations ardues". Lors d'une réunion européenne en début de semaine, le ministre fédéral belge de l'Agriculture David Clarinval avait fait part de son scepticisme sur le calendrier. "Nous avons deux plans stratégiques, pour la Flandre et la Wallonie. Cela sera difficile de les conclure avant la fin de l'année", a-t-il dit. (Belga)