Alors que l'Euro de football a débuté vendredi, c'est l'occasion pour Plan Belgique de montrer comment le sport peut se transformer en levier d'épanouissement et de leadership des filles. Pour sa nouvelle campagne de sensibilisation, qui se déroulera jusque fin juillet, l'ONG a fait appel à deux visages noir-jaune-rouge du ballon rond: la Red Flame Julie Biesmans et l'ex-présentateur sportif Michel Lecomte. Dans des capsules vidéo, la footballeuse demande à des passants de lui citer notamment des célébrités du foot. Toutes les personnes interrogées mentionnent des hommes, semblant ignorer que la joueuse évolue elle-même à l'international et défend les couleurs de la Belgique sur le gazon. De son côté, le journaliste reprend du métier pour commenter le jeu d'une footballeuse. À la place d'adversaires, ce sont les obstacles auxquels une jeune fille est confrontée que la joueuse tente de dribbler, tels que les violences contre les femmes, une grossesse précoce ou encore le mariage forcé. Alors que le football est l'un des sports les plus populaires, la campagne entend montrer qu'il est encore trop souvent considéré comme masculin. Au Bénin, Sénégal, en Bolivie et bientôt également au Togo et en Guinée, Plan International a pourtant fait du ballon rond un vecteur d'égalité. Depuis 2017, l'association soutient 44 équipes de football qui intègrent un millier de joueuses. Car "le sport contribue au développement des pratiques sociales qui permettent aux parents de traiter les filles et les garçons sur un même pied", souligne Sokhnaamy Ndour, responsable de projet au Sénégal. Outre les entraînements, l'ONG organise des ateliers pour sensibiliser les filles à leurs droits et questionner les stéréotypes de genre. "Filles et garçons réfléchissent ensemble à la manière dont ils peuvent aborder avec leur famille et leur communauté des sujets" comme la violence sexiste, l'autonomisation économique et les droits sexuels, "afin de changer les mentalités et les normes", illustre l'organisme. Julie Biesmans s'est rendue au Bénin pour s'entretenir sur place avec des filles qui ont pris part au projet. "Grâce au football, je suis devenue un modèle pour d'autres filles. Au début, tout le monde n'était pas favorable à la création d'équipes féminines de football. Aujourd'hui, les parents demandent à leurs filles de les rejoindre", témoigne ainsi Nouanti Babossi, joueuse de première division au Bénin. "Le foot permet de lutter contre les inégalités entre filles et garçons. Gagnons ce match", concluent les deux personnalités belges à la fin des spots vidéos. (Belga)

Alors que l'Euro de football a débuté vendredi, c'est l'occasion pour Plan Belgique de montrer comment le sport peut se transformer en levier d'épanouissement et de leadership des filles. Pour sa nouvelle campagne de sensibilisation, qui se déroulera jusque fin juillet, l'ONG a fait appel à deux visages noir-jaune-rouge du ballon rond: la Red Flame Julie Biesmans et l'ex-présentateur sportif Michel Lecomte. Dans des capsules vidéo, la footballeuse demande à des passants de lui citer notamment des célébrités du foot. Toutes les personnes interrogées mentionnent des hommes, semblant ignorer que la joueuse évolue elle-même à l'international et défend les couleurs de la Belgique sur le gazon. De son côté, le journaliste reprend du métier pour commenter le jeu d'une footballeuse. À la place d'adversaires, ce sont les obstacles auxquels une jeune fille est confrontée que la joueuse tente de dribbler, tels que les violences contre les femmes, une grossesse précoce ou encore le mariage forcé. Alors que le football est l'un des sports les plus populaires, la campagne entend montrer qu'il est encore trop souvent considéré comme masculin. Au Bénin, Sénégal, en Bolivie et bientôt également au Togo et en Guinée, Plan International a pourtant fait du ballon rond un vecteur d'égalité. Depuis 2017, l'association soutient 44 équipes de football qui intègrent un millier de joueuses. Car "le sport contribue au développement des pratiques sociales qui permettent aux parents de traiter les filles et les garçons sur un même pied", souligne Sokhnaamy Ndour, responsable de projet au Sénégal. Outre les entraînements, l'ONG organise des ateliers pour sensibiliser les filles à leurs droits et questionner les stéréotypes de genre. "Filles et garçons réfléchissent ensemble à la manière dont ils peuvent aborder avec leur famille et leur communauté des sujets" comme la violence sexiste, l'autonomisation économique et les droits sexuels, "afin de changer les mentalités et les normes", illustre l'organisme. Julie Biesmans s'est rendue au Bénin pour s'entretenir sur place avec des filles qui ont pris part au projet. "Grâce au football, je suis devenue un modèle pour d'autres filles. Au début, tout le monde n'était pas favorable à la création d'équipes féminines de football. Aujourd'hui, les parents demandent à leurs filles de les rejoindre", témoigne ainsi Nouanti Babossi, joueuse de première division au Bénin. "Le foot permet de lutter contre les inégalités entre filles et garçons. Gagnons ce match", concluent les deux personnalités belges à la fin des spots vidéos. (Belga)