La coupole des associations LGBTQI+ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers, intersexués et autres) bruxelloises appelle à poursuivre les avancées sur la question des droits des personnes transgenres et des personnes intersexes, la prévention en matière de santé, l'éducation à la diversité dans les écoles, l'occupation et la sécurité dans l'espace public ou encore en matière de solidarité internationale. Plus précisément, la soixantaine d'associations membres de la RainbowHouse Brussels demande par exemple à lever les limitations d'âge de la loi sur les personnes transgenres de 2017. Depuis son entrée en vigueur en janvier 2018, cette loi permet à une personne de changer de nom et de modifier l'indicateur de genre dans l'état civil sans stérilisation ni entretien psychologique. La coupole espère ainsi favoriser l'épanouissement des mineurs qui bénéficient de l'appui de leurs parents pour effectuer ces démarches, mais qui sont encore contraints d'attendre leur 16e anniversaire et de se prêter à des contrôles psychiatriques. La RainbowHouse Brussels souligne également l'absence de considération des personnes non binaires (qui ne se définissent pas totalement comme homme ou femme) et critique l'irrévocabilité de cet acte administratif, qui ne peut être posé qu'une seule fois. Les associations appellent aussi à légiférer pour faire interdire les mutilations génitales des enfants intersexes posées après la naissance, afin que le choix puisse leur revenir en grandissant. Dans les écoles, la RainbowHouse Brussels plaide pour des formations et des mesures obligatoires, non plus facultatives, relatives à la lutte contre la discrimination des enfants LGBTQI+ et à leur considération dans les cours traitant de la famille ou de la sexualité. "Des enseignants m'ont déjà appelée pour me demander des outils afin, par exemple, de répondre à la demande d'un enfant qui voulait être genré au féminin", raconte Oumaya Hammadi, porte-parole de la RainbowHouse Brussels. "On voit des professeurs de bonne volonté, mais ils doivent faire ce travail par eux-mêmes", déplore-t-elle. "On aimerait que des outils soient mis à leur disposition". (Belga)