Lundi, un avocat kenyan, Paul Gicheru, s'était rendu aux autorités néerlandaises afin de faire face aux accusations de la CPI. Il devrait comparaître vendredi pour une audience préliminaire. La CPI, basée à La Haye, avait délivré en 2015 un mandat d'arrêt contre Paul Gicheru, recherché pour avoir organisé la corruption présumée de plusieurs témoins afin qu'ils retirent leurs témoignages dans le cadre des poursuites à l'encontre de William Ruto. Les deux hommes que la procureure demande au Kenya, Philip Kipkoech Bett et Walter Barasa, sont accusés du même crime. "J'en appelle aux autorités kényanes pour qu'elles remplissent leurs obligations prévues par le Statut de Rome (qui a créé la CPI, ndlr) et qu'elles remettent les deux suspects à la Cour", a écrit Mme Bensouda dans un communiqué. En 2014, la CPI avait abandonné les poursuites intentées contre le président kényan Uhuru Kenyata, soupçonné de crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans les violences post-électorales de fin 2007-début 2008, qui avaient fait plus de 1.300 morts et 600.000 déplacés au Kenya après les élections de 2007. Puis, en avril 2016, elle avait prononcé un non-lieu au bénéfice du vice-président kenyan William Ruto et du présentateur de radio Joshua Arap Sang, poursuivis dans le même dossier. Mme Bensouda avait dénoncé "une campagne d'intimidation des témoins méthodique, considérable et très bien financée", qui l'aurait contrainte à prononcer ce non-lieu. Elle a réaffirmé mercredi que "l'intégrité des témoins est essentielle pour que le tribunal puisse établir la vérité", ajoutant que son bureau continuerait à poursuivre "les individus qui tentent de pervertir le cours de la justice par des ingérences avec les témoins de la CPI". (Belga)

Lundi, un avocat kenyan, Paul Gicheru, s'était rendu aux autorités néerlandaises afin de faire face aux accusations de la CPI. Il devrait comparaître vendredi pour une audience préliminaire. La CPI, basée à La Haye, avait délivré en 2015 un mandat d'arrêt contre Paul Gicheru, recherché pour avoir organisé la corruption présumée de plusieurs témoins afin qu'ils retirent leurs témoignages dans le cadre des poursuites à l'encontre de William Ruto. Les deux hommes que la procureure demande au Kenya, Philip Kipkoech Bett et Walter Barasa, sont accusés du même crime. "J'en appelle aux autorités kényanes pour qu'elles remplissent leurs obligations prévues par le Statut de Rome (qui a créé la CPI, ndlr) et qu'elles remettent les deux suspects à la Cour", a écrit Mme Bensouda dans un communiqué. En 2014, la CPI avait abandonné les poursuites intentées contre le président kényan Uhuru Kenyata, soupçonné de crimes contre l'humanité pour son rôle présumé dans les violences post-électorales de fin 2007-début 2008, qui avaient fait plus de 1.300 morts et 600.000 déplacés au Kenya après les élections de 2007. Puis, en avril 2016, elle avait prononcé un non-lieu au bénéfice du vice-président kenyan William Ruto et du présentateur de radio Joshua Arap Sang, poursuivis dans le même dossier. Mme Bensouda avait dénoncé "une campagne d'intimidation des témoins méthodique, considérable et très bien financée", qui l'aurait contrainte à prononcer ce non-lieu. Elle a réaffirmé mercredi que "l'intégrité des témoins est essentielle pour que le tribunal puisse établir la vérité", ajoutant que son bureau continuerait à poursuivre "les individus qui tentent de pervertir le cours de la justice par des ingérences avec les témoins de la CPI". (Belga)