Le nouveau dispositif consistera en "une barrière élevée et solide" dotée d'un système de surveillance et de détecteurs de mouvement, a précisé le ministre polonais des Affaires étrangères, Mariusz Kaminski, au lendemain d'une décision du gouvernement tombée mardi soir. Le parlement doit cependant encore approuver le projet. Bien que le parti conservateur et eurosceptique "Droit et Justice" (PiS), dont M. Kaminski est membre, soit minoritaire, la mesure pourrait bien être approuvée. Le gouvernement polonais accuse Alexandre Loukashenko, vainqueur d'une élection présidentielle contestée au Bélarus en août 2020, de conduire volontairement les migrants aux frontières de l'Union européenne en guise de réponse aux sanctions européennes prises contre son régime. En mai, le président bélarus avait annoncé qu'il ne retiendrait plus les migrants en route vers l'UE. Fin août, la Pologne avait commencé à ériger une clôture temporaire, haute de 2,5 mètres et hérissée de barbelés, à sa frontière avec le Bélarus. Le dispositif est gardé par l'armée polonaise. Cette clôture doit être remplacée par le nouveau projet du gouvernement, évalué à 336 millions d'euros. Si le mot "mur" n'a pas été prononcé, un porte-parole du gouvernement a fait référence à une "barrière" et une "barricade". (Belga)

Le nouveau dispositif consistera en "une barrière élevée et solide" dotée d'un système de surveillance et de détecteurs de mouvement, a précisé le ministre polonais des Affaires étrangères, Mariusz Kaminski, au lendemain d'une décision du gouvernement tombée mardi soir. Le parlement doit cependant encore approuver le projet. Bien que le parti conservateur et eurosceptique "Droit et Justice" (PiS), dont M. Kaminski est membre, soit minoritaire, la mesure pourrait bien être approuvée. Le gouvernement polonais accuse Alexandre Loukashenko, vainqueur d'une élection présidentielle contestée au Bélarus en août 2020, de conduire volontairement les migrants aux frontières de l'Union européenne en guise de réponse aux sanctions européennes prises contre son régime. En mai, le président bélarus avait annoncé qu'il ne retiendrait plus les migrants en route vers l'UE. Fin août, la Pologne avait commencé à ériger une clôture temporaire, haute de 2,5 mètres et hérissée de barbelés, à sa frontière avec le Bélarus. Le dispositif est gardé par l'armée polonaise. Cette clôture doit être remplacée par le nouveau projet du gouvernement, évalué à 336 millions d'euros. Si le mot "mur" n'a pas été prononcé, un porte-parole du gouvernement a fait référence à une "barrière" et une "barricade". (Belga)