Cette fois, c'est une récente proposition de loi polonaise sur les médias qui est au centre des préoccupations. Elle vise à interdire les participations majoritaires d'acteurs hors-UE dans les groupes médias de Pologne. Pour ses détracteurs, il s'agit clairement de mettre au pas la chaîne de télévision privée TVN24, appartenant à un groupe détenu principalement par l'américaine Discovery. TVN24, principale chaîne d'information indépendante de Pologne, est volontiers critique du pouvoir en place. Pour les défenseurs du texte poussé par le PiS, il est en revanche question de protéger le paysage médiatique polonais d'éventuelles influences de puissances étrangères. Le texte de la résolution mise au vote au Parlement européen (vote jeudi) estime que la loi "Lex TVN" "est une tentative pour réduire au silence les contenus critiques" et "une attaque directe contre le pluralisme des médias". Il déplore encore la "détérioration de la situation dans les médias publics polonais" et "les campagnes de diffamation permanentes menées dans les médias publics contre les juges, les journalistes et les responsables politiques critiques à l'égard du gouvernement actuel". La Commission a récemment haussé le ton face à Varsovie dans leur bras de fer concernant la réforme judiciaire orchestrée par le PiS: l'exécutif européen a annoncé demander à la Cour de Justice de l'Union européenne d'imposer des sanctions financières pour non-respect de mesures provisoires que cette dernière a édictées. De nombreux élus européens ont applaudi mercredi lors du débat ce nouveau pas, mais ont exigé que la Commission aille plus loin et utilise sans attendre tous les outils disponibles, y compris le nouveau "mécanisme de conditionnalité" concernant les fonds octroyés aux Etats. "Nous demandons que le règlement de la conditionnalité soit mis en ?uvre, et que vos actes correspondent à vos paroles", a tempêté le socialiste espagnol Juan Fernando López Aguilar. L'élu CD&V (PPE) Tom Vandenkendelaere a rappelé que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a promis pour l'an prochain "une loi sur la liberté des médias". "C'est bien nécessaire, car la situation ne fait qu'empirer en Pologne. L'intolérance du gouvernement actuel face aux médias libres continue d'augmenter, des journalistes sont intimidés tous les jours, la presse est soumise à une sorte de taxe sur la publicité, qui ironiquement est censée alimenter une campagne de solidarité pour développer des médias libres,... " (Belga)

Cette fois, c'est une récente proposition de loi polonaise sur les médias qui est au centre des préoccupations. Elle vise à interdire les participations majoritaires d'acteurs hors-UE dans les groupes médias de Pologne. Pour ses détracteurs, il s'agit clairement de mettre au pas la chaîne de télévision privée TVN24, appartenant à un groupe détenu principalement par l'américaine Discovery. TVN24, principale chaîne d'information indépendante de Pologne, est volontiers critique du pouvoir en place. Pour les défenseurs du texte poussé par le PiS, il est en revanche question de protéger le paysage médiatique polonais d'éventuelles influences de puissances étrangères. Le texte de la résolution mise au vote au Parlement européen (vote jeudi) estime que la loi "Lex TVN" "est une tentative pour réduire au silence les contenus critiques" et "une attaque directe contre le pluralisme des médias". Il déplore encore la "détérioration de la situation dans les médias publics polonais" et "les campagnes de diffamation permanentes menées dans les médias publics contre les juges, les journalistes et les responsables politiques critiques à l'égard du gouvernement actuel". La Commission a récemment haussé le ton face à Varsovie dans leur bras de fer concernant la réforme judiciaire orchestrée par le PiS: l'exécutif européen a annoncé demander à la Cour de Justice de l'Union européenne d'imposer des sanctions financières pour non-respect de mesures provisoires que cette dernière a édictées. De nombreux élus européens ont applaudi mercredi lors du débat ce nouveau pas, mais ont exigé que la Commission aille plus loin et utilise sans attendre tous les outils disponibles, y compris le nouveau "mécanisme de conditionnalité" concernant les fonds octroyés aux Etats. "Nous demandons que le règlement de la conditionnalité soit mis en ?uvre, et que vos actes correspondent à vos paroles", a tempêté le socialiste espagnol Juan Fernando López Aguilar. L'élu CD&V (PPE) Tom Vandenkendelaere a rappelé que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a promis pour l'an prochain "une loi sur la liberté des médias". "C'est bien nécessaire, car la situation ne fait qu'empirer en Pologne. L'intolérance du gouvernement actuel face aux médias libres continue d'augmenter, des journalistes sont intimidés tous les jours, la presse est soumise à une sorte de taxe sur la publicité, qui ironiquement est censée alimenter une campagne de solidarité pour développer des médias libres,... " (Belga)