M. Scholz s'est rendu à Varsovie pour la première fois depuis qu'il a remplacé Angela Merkel la semaine dernière, et juste après ses visites à Paris et Bruxelles. Lors d'un point de presse commun des deux chefs de gouvernement, M. Morawiecki a réitéré les arguments polonais de risque de "chantage" russe face à l'Ukraine et de "déstabilisation sur le flanc oriental de l'Otan, de l'UE". M. Scholz a assuré que son pays allait "tout faire pour assurer que l'Ukraine reste un pays de transit" de gaz, alors que selon le Premier ministre polonais, "il serait le mieux de ne pas approuver l'ouverture de Nord Stream 2". Le gazoduc de 1.200 kilomètres, qui passe sous les eaux de la Baltique, de la Russie au nord-est de l'Allemagne, a été achevé en septembre mais n'est pas encore opérationnel en raison de retards dans les certifications. M. Scholz a averti qu'il pourrait y avoir des "conséquences" pour le pipeline si la Russie décidait d'envahir l'Ukraine. Interrogé sur le soutien du nouveau gouvernement de coalition allemand à un plus grand fédéralisme de l'Union européenne, M. Morawiecki a estimé que ce concept était "utopique et donc dangereux", et évoqué la nécessité d'une "Europe des nations souveraines". Les deux hommes ont aussi discuté de l'impasse entre la Pologne et la Commission européenne au sujet des réformes judiciaires polonaises, un différend qui retarde le versement à ce pays des fonds de relance de l'UE. M. Morawiecki a souhaité que ce différend soit résolu "le plus tôt possible" et déclaré qu'il avait présenté certaines "options" à son interlocuteur, sans donner de détails. Mais M. Scholz a indiqué pour sa part qu'il espérait une "solution pragmatique", tout en soulignant que "l'État de droit et la démocratie sont des valeurs fondamentales". Réitérant la demande de réparations allemandes pour la Seconde Guerre mondiale, M. Morawiecki a parlé des "blessures jamais cicatrisées". Cependant, selon M. Scholz la question a déjà été réglée par un accord intergouvernemental. (Belga)

M. Scholz s'est rendu à Varsovie pour la première fois depuis qu'il a remplacé Angela Merkel la semaine dernière, et juste après ses visites à Paris et Bruxelles. Lors d'un point de presse commun des deux chefs de gouvernement, M. Morawiecki a réitéré les arguments polonais de risque de "chantage" russe face à l'Ukraine et de "déstabilisation sur le flanc oriental de l'Otan, de l'UE". M. Scholz a assuré que son pays allait "tout faire pour assurer que l'Ukraine reste un pays de transit" de gaz, alors que selon le Premier ministre polonais, "il serait le mieux de ne pas approuver l'ouverture de Nord Stream 2". Le gazoduc de 1.200 kilomètres, qui passe sous les eaux de la Baltique, de la Russie au nord-est de l'Allemagne, a été achevé en septembre mais n'est pas encore opérationnel en raison de retards dans les certifications. M. Scholz a averti qu'il pourrait y avoir des "conséquences" pour le pipeline si la Russie décidait d'envahir l'Ukraine. Interrogé sur le soutien du nouveau gouvernement de coalition allemand à un plus grand fédéralisme de l'Union européenne, M. Morawiecki a estimé que ce concept était "utopique et donc dangereux", et évoqué la nécessité d'une "Europe des nations souveraines". Les deux hommes ont aussi discuté de l'impasse entre la Pologne et la Commission européenne au sujet des réformes judiciaires polonaises, un différend qui retarde le versement à ce pays des fonds de relance de l'UE. M. Morawiecki a souhaité que ce différend soit résolu "le plus tôt possible" et déclaré qu'il avait présenté certaines "options" à son interlocuteur, sans donner de détails. Mais M. Scholz a indiqué pour sa part qu'il espérait une "solution pragmatique", tout en soulignant que "l'État de droit et la démocratie sont des valeurs fondamentales". Réitérant la demande de réparations allemandes pour la Seconde Guerre mondiale, M. Morawiecki a parlé des "blessures jamais cicatrisées". Cependant, selon M. Scholz la question a déjà été réglée par un accord intergouvernemental. (Belga)