"La police assure désormais seule la surveillance dans les transports publics, les militaires se replient. Ceci met un terme à six années de patrouilles du personnel militaire dans les transports publics de notre pays", ont souligné les deux ministres dans un communiqué conjoint. Ce retrait est conforme à la décision prise en novembre dernier par le gouvernement de réduire progressivement le nombre de militaires engagés dans l'opération "Vigilant Guardian" (OVG), en cours depuis le 17 janvier 2015, à la suite de l'attentat contre l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo à Paris et du démantèlement d'une cellule djihadiste à Verviers. La volonté du gouvernement fédéral est d'y mettre fin au 1er septembre prochain "si le niveau de menace (terroriste) demeure constant". Depuis le 1er décembre 2020, la police reprend progressivement en charge la surveillance de certains lieux assurés par la Défense. Cela a commencé avec l'aéroport de Gosselies et le 1er février dernier ce fut le tour des institutions européennes. Aujourd'hui, jeudi 1er avril 2021, sont concernés les autres aéroports, métros et gares. Un certain nombre d'ambassades et d'autres institutions suivront plus tard cette année, ont précisé Mmes Verlinden (CD&V) et Dedonder (PS). Selon elles, le retrait progressif des militaires dans la rue est organisé en étroite concertation avec le ministère de la Défense et tous les autres services de sécurité et gouvernements concernés, en tenant toujours compte de l'analyse de menaces de l'OCAM (Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace). L'OCAM maintient actuellement le niveau de menace à 2, à l'exception d'un certain nombre de cibles potentielles pour lesquelles le niveau de menace 3 reste en vigueur. Pour un niveau de menace inchangé, les polices fédérale et locale auront repris toutes les missions de surveillance de la Défense pour le 1er septembre 2021. La mission de surveillance en soutien à la police prendra fin pour la Défense. La police intégrée garantit le même niveau de sécurité que les militaires, ont assuré les deux ministres. Le nombre résiduels de militaires engagés dans OVG est d'envion 210, selon une source informée. Ce chiffre avait grimpé à plus de 1.800 après les attentats du 22 mars 2016 à l'aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek à Bruxelles, avant de connaître une réduction graduelle. (Belga)

"La police assure désormais seule la surveillance dans les transports publics, les militaires se replient. Ceci met un terme à six années de patrouilles du personnel militaire dans les transports publics de notre pays", ont souligné les deux ministres dans un communiqué conjoint. Ce retrait est conforme à la décision prise en novembre dernier par le gouvernement de réduire progressivement le nombre de militaires engagés dans l'opération "Vigilant Guardian" (OVG), en cours depuis le 17 janvier 2015, à la suite de l'attentat contre l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo à Paris et du démantèlement d'une cellule djihadiste à Verviers. La volonté du gouvernement fédéral est d'y mettre fin au 1er septembre prochain "si le niveau de menace (terroriste) demeure constant". Depuis le 1er décembre 2020, la police reprend progressivement en charge la surveillance de certains lieux assurés par la Défense. Cela a commencé avec l'aéroport de Gosselies et le 1er février dernier ce fut le tour des institutions européennes. Aujourd'hui, jeudi 1er avril 2021, sont concernés les autres aéroports, métros et gares. Un certain nombre d'ambassades et d'autres institutions suivront plus tard cette année, ont précisé Mmes Verlinden (CD&V) et Dedonder (PS). Selon elles, le retrait progressif des militaires dans la rue est organisé en étroite concertation avec le ministère de la Défense et tous les autres services de sécurité et gouvernements concernés, en tenant toujours compte de l'analyse de menaces de l'OCAM (Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace). L'OCAM maintient actuellement le niveau de menace à 2, à l'exception d'un certain nombre de cibles potentielles pour lesquelles le niveau de menace 3 reste en vigueur. Pour un niveau de menace inchangé, les polices fédérale et locale auront repris toutes les missions de surveillance de la Défense pour le 1er septembre 2021. La mission de surveillance en soutien à la police prendra fin pour la Défense. La police intégrée garantit le même niveau de sécurité que les militaires, ont assuré les deux ministres. Le nombre résiduels de militaires engagés dans OVG est d'envion 210, selon une source informée. Ce chiffre avait grimpé à plus de 1.800 après les attentats du 22 mars 2016 à l'aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek à Bruxelles, avant de connaître une réduction graduelle. (Belga)